Les partis politiques belges se mobilisent contre le Parti de l'Islam

Les partis politiques belges se mobilisent contre le
Parti de l'Islam

Trois nouveaux partis belges présenteront en septembre des projets de loi visant à interdire au parti islamiste controversé de se présenter aux élections. Un peu plus d'un mois après les élections communales d'octobre, ce nain politique s'inquiète toujours.

C'est la controverse de trop. Lundi 27 août, Amélie Pans, en tête de liste aux élections municipales de la commune bruxelloise de Woluwe-Saint-Lambert, pour le Mouvement Mouvement Réformateur (MR) de droite, a porté plainte contre Philippe Latteur, chef du rival liste du parti islamique. Cette dernière a proféré des menaces de mort sur la page Facebook du MRN contre les internautes lors d'une altercation au moyen de commentaires: " Je te lapiderai " ou " Je te ronge comme un mouton halal ".

Dans la perspective des élections communales qui auront lieu le 14 octobre 2018, le MR, ainsi que le Centre démocratique humaniste (CDH) et le Parti socialiste (PS) ont annoncé qu’à partir de septembre, ils présenteraient des propositions législatives. les propositions. pour mettre en place " l'interdiction des partis visant à menacer les libertés publiques ". Le parti islamique est la cible principale. Les trois formations rejoignent donc le parti indépendantiste fédéraliste démocrate (DéFI), qui a été le premier à faire une telle demande en mai.

En Belgique, les ambitions du parti islamiste suscitent des inquiétudes

Un nain politique qui s'inquiète

" Nous n'en sommes qu'au stade de la réflexion, mais nous devons savoir que lorsqu'un parti est interdit, rien ne l'empêche de se reformer sous un autre nom. "Explique Sébastien Boussois, docteur en sciences politiques et consultant en prévention de la radicalisation.

Même s'il s'inquiète, le parti islamiste est un nain sur la scène politique belge. Créé en 2012, il s'est fait connaître pour son programme qui veut la charia occidentale " en Belgique.

La même année, lors des élections communales, deux candidats du parti ont été élus à la surprise générale dans les communes bruxelloises d'Anderlecht et de Molenbeek. " Ce parti joue sur les tensions communautaires qui règnent depuis les attentats de Bruxelles de 2016 et exploite les difficultés identitaires qui peuvent exister ", Analyse Sébastien Boussois.

Le dessin de presse tisse le lien à Molenbeek

Une fête qui pourrait "sortir d'elle-même"

Le parti islamiste n'est pas à sa première polémique. Redouane Ahrouch, l'un de ses membres fondateurs et élu à Anderlecht en 2012, est connu pour ses voyages en voiture. L'ancien chauffeur de bus de la STIB (RATP), âgé de 48 ans, limogé en mai, a fait un scandale en proposant en avril 2018 de séparer les hommes et les femmes dans les transports, sous le couvert de la lutte contre le harcèlement sexuel.

Le même mois, invité sur le plateau de l'émission belge "Ce n'est pas tous les jours dimanche", il avait refusé de se faire maquiller par une femme et de regarder dans les yeux la chroniqueuse Emmanuelle Praet qui lui posait des questions.

Cette année, le parti islamiste prévoit de se présenter dans 28 municipalités de Wallonie et de la région de Bruxelles-Capitale. " Il est peu probable que cette fête évolue de manière significative et qu’elle s’éteigne, nuance Sébastien Boussois. Cependant, si cela est interdit, cela pourrait le réconforter dans une position de victime et même attirer des personnes qui ne montraient pas de sympathie pour lui à l’origine. "

Ninon Bulckaert

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