Les facilitateurs numériques peuvent améliorer la santé de chacun

Par Charles-Antoine Janssen

Les soins de santé en Inde vont-ils dans le sens de l’épicerie et des services financiers ? Les soins de santé méritent certainement les avantages perturbateurs apportés par la technologie numérique et l’entrepreneuriat. Leurs interventions combinées ont apporté l’abordabilité et l’accès, la qualité et l’efficacité à des services autrefois à la traîne.

L’Inde n’a pas eu besoin d’une pandémie pour se souvenir de l’état lamentable de ses services de santé. Pourtant, comme pour toutes les tragédies, il y a eu une leçon salutaire : la modernisation systémique de l’infrastructure et des capacités de santé du pays n’a jamais été aussi urgente.

La pandémie a forcé les prestataires de soins de santé à adopter les technologies numériques : dans un environnement obstinément ancien, apparemment 85 % des médecins ont été soudainement contraints de traiter et de prescrire en ligne. Mais c’est la vraie raison : 140 millions d’Indiens rejoignent chaque année une base actuelle de 560 millions d’internautes, un jeune marché du commerce électronique de 27 milliards de dollars et 354 millions d’utilisateurs de smartphones.

Dans le même temps, 63 millions d’Indiens tombent chaque année en dessous du seuil de pauvreté en raison des coûts des soins de santé et près d’un tiers de la population rurale – 260 millions – parcourt encore plus de 30 km pour les soins primaires.

Dans n’importe quelle langue, c’est un tremplin pour un marché de la santé numérique.

C’est là que le capital privé a la possibilité d’intervenir et de répondre à des besoins spécifiques : accès, technologie, intermédiation et qualité. Ce qui est évident aujourd’hui, c’est que les fonds de capital-risque et de capital-investissement occupent des positions à tous les niveaux de la chaîne de valeur de la santé numérique, couvrant l’intelligence et l’analyse cliniques, la forme physique et le bien-être, les diagnostics spécialisés et la bioinformatique.

Le mois dernier, le fonds de soins de santé indien spécialisé que je dirige, HealthQuad, a clôturé une levée de fonds de 162 millions de dollars, et son succès à attirer une taille de fonds deux fois supérieure à son objectif initial est une mesure frappante de la façon dont les investisseurs perçoivent cette opportunité. Nos partenaires incluent MSD, le leader biopharmaceutique mondial et des IFD telles que CDC Group, Swedfund et SIDBI, entre autres franchises de pedigree.

La raison de notre optimisme collectif n’est pas difficile à comprendre. La classe moyenne et moyenne inférieure de l’Inde abandonne les agences publiques traditionnelles au profit des soins de santé privés avec sa promesse d’abordabilité, d’accès et de technologies médicales contemporaines.

Un marché qui se développait à un rythme effréné avant même la pandémie devrait maintenant progresser à un TCAC de 26% à 21 milliards de dollars d’ici 2025. Il s’agit d’une opportunité qui combine les facteurs socio-économiques uniques de l’Inde (plus de 100 millions de patients diabétiques dans un autre huit ans), une classe de consommateurs plus prospère qui en a marre de la rareté des services publics, et un secteur privé mobilisant de gros capitaux et des technologies intelligentes.

Le capital privé, en particulier, a la capacité d’aplanir les distorsions et les inefficacités de la chaîne de valeur médicale. Le positionnement élastique de HealthQuad en Inde est la preuve de l’étendue des opportunités : chacune de nos sociétés dans lesquelles nous investissons est à la fois un innovateur – traitant les patients à l’aide d’outils et de plateformes innovants – et un leader dans son domaine, qu’il s’agisse de l’analyse médicale numérique de THB ou de l’outil de bien-être basé sur les données d’ekincare. .

Je crois qu’il s’agit d’une force imparable qui a en outre un impact social d’une autre ampleur. Les partenaires JV de HealthQuad sont KOIS, un pionnier de l’investissement d’impact, et Quadria Capital, le plus grand fonds de capital-investissement axé sur les soins de santé en Asie. Ensemble, nous avons identifié des tendances qui, selon nous, servent de modèle à tous les investisseurs potentiels.

La numérisation est bien documentée ; vient ensuite la fédéralisation des modèles de prestation, la consumérisation des soins de santé, qui a créé des licornes comme Pharmeasy ; désintermédiation de la livraison ; changement systémique vers des soins de santé inclusifs; et déploiement d’une assurance maladie telle que Ayushman Bharat

Le programme Ayushman Bharat, avec son paiement garanti, illustre le rôle bienvenu du gouvernement, tandis que les directives réglementaires révisées sur la téléconsultation et la pharmacie en ligne et la mission nationale de santé numérique sont des étapes essentielles dans un nouvel environnement favorable.

Ces vents favorables ont attisé les investissements. Au cours des quatre années jusqu’en 2020, le financement des technologies de la santé a augmenté de 18% CAGR, avec un financement pour l’année jusqu’en juillet prévu à un peu plus de 1 milliard USD et plus. En fait, la santé en ligne en tant que secteur a attiré un financement total de plus de 1,2 milliard de dollars sur la même période, tandis que les technologies de la santé ont attiré un financement d’environ 4 milliards de dollars, dont 3,5 au cours des deux dernières années seulement.

Dans un avenir proche, la prestation de soins à domicile via des appareils de télésanté et d’Internet des objets deviendra une norme pour la plupart des groupes de revenus. Le traitement sera personnalisé tandis que les consommateurs pourront posséder leurs données de santé via des plateformes sécurisées. Au centre de ce bouquet émergent se trouveront les soins de santé préventifs, avec des injectables, des appareils portables et des applications de santé communautaire telles que Aarogya Setu, l’application Cowin et d’autres destinées à transformer la façon dont nous pouvons nous aider nous-mêmes et alléger le fardeau des hôpitaux publics.

Parmi tous les changements résultant de la pandémie, le plus transformateur est peut-être l’intégration des soins de santé à la technologie. Ce brouillage des frontières augmentera les soins aux patients, améliorera l’abordabilité et réduira les coûts pour le Trésor public. Et dans ce mix se trouve un nouveau partenaire décisif pour la santé indienne : le capital privé affûté par l’impact social.

(L’auteur est co-fondateur et directeur des investissements de HealthQuad. Les opinions exprimées sont personnelles et ne reflètent pas la position ou la politique officielle de FinancialExpress.com.)

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