Les États-Unis testent le premier vaccin contre le cancer du sein sur des patientes

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Des chercheurs américains sont sur le point de faire les premiers essais avec un vaccin contre la forme de cancer du sein la plus agressive et la plus mortelle, le cancer du sein triple négatif. Vacciner un vaccin efficace contre ce cancer serait une grande victoire pour les chercheurs, mais aussi, et surtout, pour les femmes – et les hommes – du monde entier.

Avec plus de 2,2 millions de cas en 2020, le cancer du sein est le cancer le plus répandu dans le monde. C’est aussi la première cause de décès par cancer chez la femme, selon l’OMS, malgré les progrès des traitements (dépistage précoce, chirurgie, radiothérapie et traitement médicamenteux). Il y a régulièrement les nouvelles options de traitement examiné pour guérir le cancer du sein, y compris aspirine, mais aussi pour réduire le risque de cancer du sein réduire. C’est notamment le cas à la Cleveland Clinic, qui a mis au point un vaccin contre le cancer du sein.

La clinique se prépare pour les premiers essais humains de son vaccin. Il s’agit d’une première mondiale car alors que plusieurs autres études de laboratoire ont mis au point un vaccin contre ce cancer, le vaccin de la Cleveland Clinic est le premier à recevoir l’approbation de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis pour que leur produit soit testé sur des humains.

Cancer du sein triple négatif

Dans leurs premiers essais, les chercheurs administreront leur vaccin aux survivants d’un cancer triple négatif qui présentent un risque élevé de récidive. Il s’agit de la forme de cancer du sein la plus agressive et la plus mortelle, car elle ne répond pas aux traitements hormonaux ou médicamenteux. Cette forme ne peut être contrôlée que par une mastectomie – si elle est détectée tôt, mais sa réémergence ne peut être exclue.

Le cancer du sein triple négatif survient dans 12 à 15 % des cancers du sein et tue près d’un quart des personnes atteintes.

Dans la deuxième phase de leurs tests, les chercheurs espèrent injecter leur vaccin à des personnes en bonne santé qui risquent encore de développer ce type de cancer car elles présentent des mutations du gène BRC1 qui augmentent le risque de cancer du sein.

Ciblé sur une protéine

Les personnes atteintes de ce cancer ont souvent la protéine alpha-lactalbumine, qui n’apparaît normalement que pendant la phase d’allaitement. Le vaccin développé par les chercheurs de la Cleveland Clinic cible cette protéine. Il incite le système immunitaire du patient à réagir lorsque l’alpha-lactalbumine apparaît, attaquant la tumeur provoquant l’apparition de la protéine.

Dans un premier temps, les chercheurs injecteront trois doses de vaccin, à deux semaines d’intervalle. L’injection est effectuée chez des patientes en bonne santé âgées de 18 à 24 ans qui ont été traitées pour un cancer du sein triple négatif à un stade précoce au cours des trois dernières années. Il s’agit de déterminer la bonne dose de vaccin à vacciner. Ils peuvent alors examiner les effets de leur vaccin sur le système immunitaire et ajuster la dose.

L’étude, financée par le département américain de la Défense, devrait se terminer en 2022. En cas de succès, d’autres vaccins contre certains cancers pourraient être développés.

(lb/lp)

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