L’Egypte libère le militant Ramy Shaath après avoir renoncé à sa nationalité, selon sa famille

LE CAIRE, 8 janvier (Reuters) – Les autorités égyptiennes ont libéré le militant égypto-palestinien Ramy Shaath de plus de 900 jours de détention après l’avoir contraint à renoncer à sa nationalité égyptienne, a annoncé samedi sa famille dans un communiqué.

Le communiqué indique que Shaath, qui était membre de plusieurs groupes politiques laïcs en Égypte et cofondateur du mouvement égyptien pro-palestinien BDS, a été libéré dans la soirée du 6 janvier et remis à un représentant de l’Autorité palestinienne au Caire avant être transporté par avion vers la Jordanie.

Shaath s’est envolé de Jordanie pour la France samedi. L’épouse française de Shaath, Céline Lebrun Shaath, qui a été expulsée d’Égypte après son arrestation, avait fait pression sur le gouvernement français pour faire pression sur l’Égypte pour qu’il le libère.

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Plus tard samedi, Ramy Kamel, un éminent militant copte chrétien détenu en Égypte depuis novembre 2019 pour appartenance à un groupe terroriste et diffusion de fausses nouvelles, a également été libéré à la suite d’une décision du procureur de la République, ont indiqué une source judiciaire et sécuritaire.

Il n’y a eu aucun commentaire immédiat des autorités égyptiennes sur les libérations.

Une déclaration de la famille de Shaath a déclaré: “Si nous sommes heureux que les autorités égyptiennes aient entendu notre appel à la liberté, nous regrettons qu’elles aient forcé Ramy à renoncer à sa citoyenneté égyptienne comme condition préalable à sa libération qui aurait dû être inconditionnelle.”

Shaath a été arrêté en Égypte en juin 2019 et placé en détention provisoire aux côtés d’autres militants accusés d’avoir aidé un groupe terroriste.

Sa détention est intervenue au milieu d’une répression continue de la dissidence politique sous le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi qui a balayé les critiques libéraux ainsi que les islamistes des Frères musulmans dont Sisi a été évincé en 2013.

Sissi et ses partisans ont déclaré qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques en Égypte et que des mesures de sécurité étaient nécessaires pour stabiliser le pays après un soulèvement de 2011.

Dans un communiqué publié le mois dernier, plusieurs ONG ont interrogé le président Emmanuel Macron sur le sort de Shaath, un an après que le dirigeant français a déclaré avoir évoqué son cas avec Sissi.

Cependant, Macron a été clair à l’époque que les droits de l’homme ne seraient pas une condition des liens économiques et militaires avec le Caire.

La France a annoncé en mai qu’elle livrerait 30 avions de combat Rafale à l’Égypte à partir de 2024 dans le cadre d’un accord de 4 milliards d’euros (4,8 milliards de dollars), alors qu’elle renforçait son partenariat militaire avec le Caire.

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Reportage par Aidan Lewis et Haithem Ahmed Montage par Frances Kerry et Paul Simao

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