Le street-art se dessine sur les murs du centre-ville de Draguignan

Ils sont partout là où on ne les attend pas. Au détour d’une rue, sur un pan de façade, un pont ferroviaire, apposés sur une boîte aux lettres, sur le rideau métallique d’un commerce, ou encore sur un mur au fin fond d’une impasse.

Si certains interpellent par leur symbole, d’autres impressionnent par leur technicité. Mais tous, que l’on soit ou non adepte des graffitis, retiennent les regards qui se posent sur eux.

“Un mur est une arme redoutable, affirme Banksy, artiste de street art anglais dont les œuvres ont fait le tour de la planète. C’est l’une des plus dangereuses avec laquelle vous pouvez frapper quelqu’un.”

Et ce, partout à travers le monde.

Y compris dans la cité du Dragon où, s’il a toujours plus ou moins existé, le street art agrémente de plus en plus les artères du centre-ville, et s’invite même jusque dans les cours d’école.

Reconnu, valorisé, cet art urbain fera l’objet d’une exposition, déployée au sein de la chapelle de l’Observance du 22 janvier au 16 avril prochains.

Visible le long du boulevard Général-Leclerc, à proximité de la gare routière de Draguignan, celui-ci est l’œuvre de l’artiste CiB Stencil, de l’association Mode 83, en collaboration avec les élèves de l’école élémentaire Pierre-Brossolette et du collège Général Ferrié. Système / Nice MatinSystème / Nice Matin.

Certaines réalisations prennent la forme de situations ou citations symboliques quand d’autres mettent en valeur des visages, plus ou moins notoires. Comme ici, avec ce graffiti qui dessine les traits de la célèbre militante écologiste suédoise, Greta Thunberg.

Visible le long du boulevard Général-Leclerc, à proximité de la gare routière de Draguignan, celui-ci est l’œuvre de l’artiste CiB Stencil, de l’association Mode 83, en collaboration avec les élèves de l’école élémentaire Pierre-Brossolette et du collège Général Ferrié. Ce projet s’inscrit dans le dispositif “Des pixels dans les yeux #2”, axé sur le sujet des lanceurs d’alerte. Aux côtés de Greta Thunberg, figure aussi le lanceur d’alerte américain Edward Snowden.

Système / Nice Matin.
L’œuvre de CiB Stencil et des élèves de Brossolette et Ferrié. Système / Nice Matin.

Réalisé devant l’une des entrées de la Maison des sports et de la jeunesse, ce graffiti haut en couleur représente une scène du film d’animation japonais de Miyazaki, Mon voisin Totoro. Troisième œuvre de CiB Stencil et des élèves de Brossolette et Ferrié, ce graff a été choisi pour démontrer aux enfants les différentes lectures qu’il peut y avoir après le visionnage d’un dessin animé. Un choix motivé par Florestan, médiateur numérique auprès de Mode 83.

Inaugurée en 2015, cette œuvre picturale de 150m² est signée des mains de l’artiste dracénois Vincent Fichaux, peintre en décor du patrimoine, également à l’origine de la chapelle Saint-Roch à Ampus. Cette fresque aura nécessité près de deux mois de travail et reste à ce jour la plus grande de la ville. Elle symbolise un dragon, blason de la ville, et renvoie aux contes et légendes y afférent.

Système / Nice MatinSystème / Nice Matin.

Située sur la place qui porte son nom, cette peinture murale rend hommage à Claude Gay, célèbre historien né à Draguignan le 18 mars 1800. également pharmacien et explorateur naturaliste, Claude Gay était notamment reconnu pour ses recherches sur la flore, la faune et la géographie chiliennes.

Cette œuvre originale, installée sur le parking du Dragon, avenue de Montferrat, est celle de l’artiste dracénois, Harold Maka. Commandée par la ville, celle-ci met en exergue les monuments et points d’intérêt touristiques du centre-ville. Harold Maka est également l’auteur d’une fresque réalisée, sur le thème “Abécédaire”, dans la cour de l’école Frédéric-Mireur.

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