Le Soudan crée une force de police pour protéger les agents de santé

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Le Premier ministre Abdalla Hamdok a rencontré vendredi des représentants des médecins pour trouver “des solutions décisives et strictes” au “phénomène des attaques répétées contre les agents de santé”, a indiqué son bureau dans un communiqué.

Le gouvernement présentera un avant-projet de loi pour protéger les agents de santé, indique le communiqué.

Au moins deux douzaines d’attaques contre des travailleurs et des établissements de santé ont eu lieu au cours des deux derniers mois à travers le pays, selon un décompte du comité des médecins du Soudan. Le groupe fait partie du mouvement de protestation qui, l’année dernière, a aidé à évincer le président autocratique de longue date, Omar al-Bashir.

Dans un cas, le mois dernier, une émeute a éclaté dans un hôpital de la ville d’Omdurman, de l’autre côté du Nil en provenance de la capitale, Khartoum, lorsqu’une rumeur s’est répandue selon laquelle elle prendrait des patients atteints de coronavirus. La police a arrêté plusieurs personnes qui ont tenté d’attaquer le bâtiment.

Rien que jeudi, il y a eu au moins trois attaques contre des agents de santé et des établissements à Khartoum qui ont entraîné une suspension temporaire des services dans un hôpital, a indiqué le comité.

Le Soudan a signalé au moins 63 décès dus à COVID-19 parmi environ 3 380 cas confirmés de coronavirus, à l’origine de la maladie.

Le système de santé du Soudan a été affaibli par des décennies de guerre et de sanctions. Le pays est encore sous le choc du soulèvement de l’année dernière qui a renversé al-Bashir.

Pendant ce temps, une poignée de jeunes sont descendus dans les rues de Khartoum samedi à l’occasion du premier anniversaire de la dispersion meurtrière d’un camp de protestation dans les derniers jours du mois sacré musulman du Ramadan l’année dernière. Les manifestants ont incendié des pneus, mais aucun affrontement n’a été signalé entre les manifestants et les forces de sécurité.

Des images diffusées en ligne montrent des manifestants pratiquant la distanciation sociale ou portant des masques faciaux par mesure de précaution contre le virus.

Le violent coup de bec l’an dernier du camp de protestation devant le quartier général de l’armée à Khartoum a été une tournure alarmante des événements dans l’impasse entre les manifestants militaires et civils. Les manifestants avaient organisé un sit-in pour faire pression sur le conseil militaire afin qu’il remette le pouvoir aux civils après l’éviction d’Al-Bashir.

Les manifestants disent qu’au moins 128 personnes ont été tuées et des centaines de blessées lors de la dispersion du sit-in et de la répression qui a suivi. Cependant, les autorités sanitaires soutenues par les militaires affirment que seulement 87 morts, y compris les forces de sécurité.

Plus tard, les généraux et les manifestants sont parvenus à un accord de partage du pouvoir qui a établi un conseil souverain militaire-civil conjoint qui mènerait le Soudan vers les élections.

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