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le salon Quartier moderne défend la création régionale contre vents et marées

L’édition hivernale 2022 de Quartier moderne va se découler du vendredi 2 décembre au dimanche 4 décembre. Avec toujours une entrée à 3 euros, même si fleurissent par ailleurs des salons à entrée gratuite, mais sans les mêmes exigences. Cela n’émeut pas les deux organisatrices, persuadées que leur concept reste toujours d’actualité.

Acheter moins mais mieux

« Nous sommes dans une période où beaucoup de gens veulent acheter moins, mais mieux, dit Barbara Moles-Pontallier. Ils recherchent quelque chose de plus intemporel. On voit, par exemple, que les vêtements unisexes sont très en vogue. Ce qui correspond bien à ce que l’on cherche à mettre en avant dans le choix de créatrices et de créateurs que nous retenons. »

Anne Paillot abonde dans le même sens. « Les gens qui présentent leurs créations à Quartier moderne ont tous une approche qui intègre une notion de transmission dans les objets qu’ils présentent. Ils ne sont pas dans une logique de consommables jetables. »

Plusieurs exposants de la prochaine édition de Quartier moderne cultivent l’art de l’upcycling. Anglicisme, qui définit l’art de faire du neuf avec du déjà utilisé, en recherchant une qualité comparable, ou de transformer des articles neufs destinés à la poubelle ou des chutes de tissus.

Créations d’ici et d’ailleurs

La plupart des exposants sont installés au Pays basque ou dans le sud des Landes. Le maroquinier Erro en est le meilleur exemple. Une nouvelle marque haut de gamme et éthique, lancée par l’historique sellier familial de Larressore, Façon cuir, qui, fort de son expérience, a choisi d’aborder un nouveau virage avec la confection de sacs, ceintures, portefeuilles, pochettes et a ouvert sa première boutique atelier, 1, avenue du Prince-de-Galles à Anglet.

La marque de sous-vêtements Superbe.Paris a, elle, choisi de s’étendre jusqu’à Biarritz, depuis Paris, pour créer ses collections voulues entièrement « made in France », uniquement en tissus recyclés ou « upcyclés », ou d’étoffes exclusivement européennes et certifiées Oeko-Texlabel qui garantit la qualité sanitaire et écologique des textiles.

L’ère de « l’upcycling »

« Thiane en est l’exemple, souligne Marie-Barbara Moles-Pontallier. Une marque de pulls, vestes et sacs, conçus à partir de chutes en tissu. C’est une créatrice, Roxane Thiery, qui a travaillé pendant plus de 20 ans dans la mode. Elle a constaté que ce secteur génère une quantité exorbitante de déchets. Elle y puise sa matière première pour réaliser ses créations. Toutes sont des pièces uniques, réalisées à partir de patrons que lui trace un atelier de couture de Pau. À partir de là, les résidents d’un Esat (Établissement et service d’aide par le travail) du Pays basque font le découpage des pièces et Roxane Thiery fait le montage. Sauf pour les pulls, réalisés à la Clinique du pullà Paris. »

Les dames de Quartier moderne ont aussi craqué pour les images de Tom Gallant, photographe anglo-saxon installé à Saint-Jean-de-Luz où il a créé Modèle 64 et cultive l’art de transformer ses clichés en œuvres d’art contemporaines.

Que ce soit dans la mode, adulte ou enfant, les bijoux et accessoires, la décoration, « toutes celles et tous ceux qui sont à Quartier moderne sont détenteurs d’un véritable savoir-faire », soutient Anne Paillot pour qui « Quartier moderne est destiné à tous les curieux et amoureux du beau ».

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