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Le paradoxe du refroidissement doit être résolu : Groupe de travail sur le Protocole de Montréal | Nouvelles | Centre de connaissances ODD

by Nouvelles

Pour continuer à faciliter la réparation de la couche d’ozone, le Groupe de travail à composition non limitée des Parties au Protocole de Montréal a tenu la deuxième partie de sa 43e réunion (OEWG 43). La première partie de l’OEWG 43 avait eu lieu en mai, une réunion virtuelle de deux jours pour discuter du financement du Fonds multilatéral.

Les discussions techniques de la deuxième partie de l’OEWG 43 visaient à établir une base pour les négociations politiques qui devraient avoir lieu lors des réunions combinées de la Conférence des Parties (COP) à la Convention de Vienne et de la Réunion des Parties (MOP) à la Protocole de Montréal, qui se réunira virtuellement en octobre 2021.

Au cours de l’OEWG 43, le Groupe d’évaluation scientifique (SAP) et le Groupe d’évaluation technologique et économique (TEAP) ont présenté des mises à jour sur deux questions. Le premier problème était l’augmentation inattendue des émissions de trichlorofluorométhane (CFC-11), découverte en 2018. Le CFC-11 est une substance appauvrissant la couche d’ozone qui avait été interdite, mais qui semblait provenir d’une production illégale dans le nord-est de la Chine. Ce problème a été résolu par les parties au Protocole de Montréal une fois découvert, et les niveaux sont depuis revenus aux concentrations d’avant 2012. Le Groupe d’évaluation scientifique a conclu qu’il est peu probable que ces émissions aient un impact statistiquement significatif sur le trou d’ozone de l’Antarctique ou sur la récupération mondiale de la couche d’ozone. Cependant, dans sa présentation à l’OEWG43, le PAS a noté qu’il existe des lacunes importantes dans le réseau mondial d’observations et qu’il faut y remédier pour assurer un suivi et une application réussis.

Plusieurs participants ont souligné la nécessité de renforcer la surveillance et l’application des obligations des parties au titre du Protocole de Montréal, dans le but de détecter les émissions inattendues et d’empêcher la production illégale d’autres substances appauvrissant la couche d’ozone. Le Secrétariat de l’ozone et l’UE ont mis en évidence un projet pilote visant à identifier les lacunes dans la surveillance et les emplacements potentiels pour de nouvelles stations de surveillance atmosphérique, qui pourraient être établies en partenariat avec des pays du monde entier. Cela devrait être négocié plus en détail lors de la MOP en octobre.

Sur le deuxième sujet, les technologies à haut rendement énergétique et à faible potentiel de réchauffement planétaire (PRP), l’Energy Efficiency Task Force du Technology and Economic Assessment Panel a mis à jour son rapport 2020. Le groupe de travail a souligné l’accessibilité croissante des technologies écoénergétiques à faible PRG dans les secteurs de la réfrigération, de la climatisation et des pompes à chaleur.

Le groupe de travail a déclaré que la transition vers des technologies économes en énergie est non seulement essentielle pour la récupération de l’ozone, mais crée également des co-bénéfices essentiels pour le climat. L’EETF a mis l’accent sur le « cercle vicieux », également appelé « paradoxe du refroidissement », créé par le besoin croissant de refroidissement dans un monde en réchauffement, et le rôle que le refroidissement joue dans l’exacerbation du changement climatique.

Parallèlement, l’EETF a souligné l’importance du refroidissement pour atteindre les ODD. Par exemple, des technologies de refroidissement sont nécessaires pour minimiser les pertes après récolte dans la chaîne alimentaire du froid et pour stocker les médicaments et les vaccins. Les orateurs ont également souligné la nécessité de passer à des réfrigérants à faible PRG et d’utiliser des équipements à plus grande efficacité énergétique ; en plus de la diminution des émissions, l’énergie nécessaire diminuerait de 20 %.

Le rapport du Groupe de travail indique qu’il est possible de passer des technologies utilisant des hydrochlorofluorocarbures (HCFC) – des substances dont la production et l’utilisation sont progressivement supprimées en vertu du Protocole de Montréal, car elles sont à la fois des SAO et des gaz à effet de serre (GES) – à des équipements plus écoénergétiques utilisant des réfrigérants à faible GWP. [Earth Negotiations Bulletin meeting coverage]

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