Le pape François, un homme de parole: Wim Wenders nie avoir été financé par le Vatican

Le directeur répond dans un communiqué lundi à des accusations de conflit d’intérêts avec le Saint-Siège. "Il n'est pas possible d'être plus libre que moi. Le Vatican est resté complètement étranger au film", dit-il.
"Le Vatican s'offre Win Wenders", "Wim Wenders se noie dans un film de commandement", "Wim Wenders sous le charme du pape François" … Les titres des plus grands journaux français sont sans équivoque. Le documentaire du pape François, un homme de parole, dirigé par le cinéaste allemand, aurait été commandé par le Vatican et manque de "pensée critique". Sorti le 12 septembre, le long métrage a reçu un accueil très mitigé par la critique en France. Wim Wenders a réagi aux accusations dans un communiqué publié lundi. "La manière dont le public français a été informé, ou plutôt mal informé, de mon film (…), touche à l'absurde", dit-il. On a dit que le film avait été "commandé", ou financé, voire "coproduit" par le Vatican. Rien n'est plus faux. "Selon lui, Rome resterait complètement" étrangère au film, de la conception au montage final ". LIRE AUSSI – Wim Wenders et le pape François font un voyage Le directeur affirme qu’il était en contact avec une personne dans le" siège " "de l'Eglise catholique, le préfet du nouveau secrétariat de communication Mgr Dario Edoardo Vigano." Don Dario était derrière le film, rien de plus ", ajoute-t-il. C'est lui qui lui aurait proposé il y a quelques années de faire un documentaire sur le pape François, élu en 2013. "Il a accepté toutes mes conditions, que je ne pouvais pas demander, de contrôle artistique et financier total" dit le cinéaste, qui n'aurait eu "qu'un accès illimité à l'énorme archive vidéo ". Le pape François: un homme de parole [VOST] [Bande annonce] – Regarder sur Figaro Live "C'est un film sur notre monde d'aujourd'hui" Win Wenders revient sur ses projets précédents, notamment Buena Vista Social Club en 1999 sur le musicien cubain Ry Cooder ou Pina sur la vie de la danseuse vedette Pina Bausch. Le processus était toujours le même, il a été contacté par les artistes et a accepté de les rencontrer. Selon ses envies, il décide ou non de faire un film. "Est-ce une" commande "?" Se demande-t-il. Quant aux accusations de "propagande" en faveur du Vatican, du pape et de la religion catholique, Wim Wenders se justifie en expliquant qu'il a lui-même quitté l'église en 1968. "La raison pour laquelle j'ai passé plusieurs années avec mes sujets (… ) est toujours le même: j'aime leur travail, leur activité, leur art, leur honnêteté, leur courage », explique-t-il. C'est le "moteur" de son "énergie de cinéaste" et il ne voit aucune raison de faire un film "critique" sur les personnages qu'il choisit. "À distance" et "# 39" critique, devraient-elles être les seules approches valables pour la vie? ", S'est-il demandé. LIRE AUSSI – La parole du pape François, credo du prochain documentaire de Wim Wenders et qui défend les valeurs les plus urgentes, jamais mieux définies que par les mots français «Liberté, Égalité, Fraternité». "Ce n'est pas un film sur la religion. Ce n'est pas de la propagande. Ce n'est pas un ordre de l'Eglise catholique. C'est un film sur notre monde aujourd'hui", explique Wim Wenders. Volontairement ou non, le film Le pape François, un homme de parole, tend à restaurer l'image du Vatican. L'église catholique est en émoi après plusieurs scandales. De nouvelles accusations d'abus sexuel commis par des prêtres en Pennsylvanie et des démissions de prélats au Chili, en Australie et aux États-Unis ont marqué le mois d'août. .

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