Le pape Francis dégrafe 2 prêtres chiliens dans l'approfondissement du scandale des abus sexuels: NPR

Des manifestants chiliens allument des bougies lors d'une vigile organisée en août à Santiago pour protester contre le scandale des sévices sexuels à l'encontre de l'église catholique.

Martin Bernetti / AFP / Getty Images


masquer la légende

activer la légende

Martin Bernetti / AFP / Getty Images

Des manifestants chiliens allument des bougies lors d'une vigile organisée en août à Santiago pour protester contre le scandale des sévices sexuels à l'encontre de l'église catholique.

Martin Bernetti / AFP / Getty Images

Le pape François a expulsé du clergé deux prêtres religieux chiliens à la retraite. Dans une déclaration samedi, le Vatican a annoncé que les deux hommes, l'archevêque émérite Francisco José Cox Huneeus et l'évêque émérite Marco Antonio Órdenes Fernández, ont été défroqués "à la suite d'abus manifestes de mineurs".

Le Vatican a déclaré que la décision prise jeudi par le pontife ne pouvait faire l'objet d'un appel.

L'annonce a été faite le même jour que le président chilien Sebastian Pinera s'est rendu à la Cité du Vatican pour s'entretenir en privé avec le pape. Leur conversation a porté sur "le fléau douloureux de la maltraitance de mineurs", selon le Vatican, et a affirmé leur "collaboration pour combattre et empêcher la perpétration de tels crimes et leur dissimulation".

Le pape François a rencontré le président chilien Sebastian Pinera lors d'une audience privée samedi au Vatican. Leur rencontre a eu lieu le jour même où le Vatican a annoncé le limogeage de deux religieux chiliens, Francisco Jose Cox Huneeus et Marco Antonio Ordenes Fernandez.

Alessandro Bianchi / AFP / Getty Images


masquer la légende

activer la légende

Alessandro Bianchi / AFP / Getty Images

Le pape François a rencontré le président chilien Sebastian Pinera lors d'une audience privée samedi au Vatican. Leur rencontre a eu lieu le jour même où le Vatican a annoncé le limogeage de deux religieux chiliens, Francisco Jose Cox Huneeus et Marco Antonio Ordenes Fernandez.

Alessandro Bianchi / AFP / Getty Images

La paire a certainement beaucoup à discuter sur ce front.

Un vaste scandale d’abus sexuels a déferlé sur le Chili ces derniers mois, notamment la déposition d’un célèbre prêtre – et notoire – il ya un peu plus de deux semaines. En 2011, un tribunal du Vatican a forcé Fernando Karadima à se retirer après l'avoir déclaré coupable d'avoir abusé sexuellement de dizaines de mineurs, mais l'octogénaire a conservé ses vêtements sacerdotaux, c'est-à-dire jusqu'à la fin du mois dernier, quand il a été retiré de la prêtrise.

Mais Kardima était loin d’être la seule figure à tomber du pouvoir dans la controverse qui a déchiré l’Église catholique au Chili.

Une poignée d'évêques, dont Juan Barros, accusé d'avoir dissimulé les abus commis par Kardima dans les années 1980 et 1990, ont démissionné plus tôt cette année pour avoir géré le scandale. Et la police chilienne a effectué une descente dans les bureaux de l'Église catholique dans plusieurs villes en juin, cherchant des preuves dans leurs enquêtes sur des prêtres accusés d'avoir abusé sexuellement de mineurs.

Le scandale des abus sexuels s'étend bien au-delà des frontières du Chili. Des allégations ont fait surface non seulement dans le pays d'Amérique latine, mais également en Europe, en Australie et aux États-Unis.

Vendredi, le pape François a accepté la démission du cardinal Donald Wuerl. Devenu aujourd'hui archevêque de Washington, D.C., Wuerl a présidé en tant qu'évêque de Pittsburgh pendant près de deux décennies – une période sur laquelle un grand jury de Pennsylvanie a enquêté dans le cadre de son enquête de 900 pages sur des allégations de violences sexuelles contre le clergé.

Ce rapport, qui révélait des preuves de dissimulation de la part de Wuerl et de son administration, contenait également des demandes crédibles à l'encontre de quelque 300 "prêtres prédateurs" rien qu'en Pennsylvanie. Le rapport a également suscité des appels pour de nouvelles enquêtes dans d'autres États.

Le pape François lui-même a été critiqué pour sa gestion du scandale qui s'étend bien au-delà des frontières du Chili. Le pape a nommé Barros à son évêché en 2015 sur les véhémentes objections des catholiques locaux – seulement pour s'excuser plus tôt cette année d'avoir commis de "graves erreurs de jugement et de perception".

Cela n’était pas suffisant pour Mgr Carlo Maria Viganò, ancien ambassadeur du Vatican auprès de l’Amérique des États-Unis, a publié en août une lettre de 11 pages demandant au pape de démissionner pour avoir géré le prétendu abus et dissimulation.

Le pape François a néanmoins pris des mesures pour renforcer la transparence au cours des dernières semaines, y compris samedi, lors de l'annonce par le Vatican de la défraction des deux prêtres chiliens. En évitant sa brièveté typique avec des déclarations de ce genre, le Vatican a opté pour une explication un peu moins brève.

Il expliquait les raisons de la laïcisation des deux hommes, évoquant un document catholique de normes procédurales et soulignant même la disposition précise qu'ils avaient violée – une section qui affirme que le pape a le droit de renvoyer les clercs du sacerdoce dans "les plus graves cas. "

Leave a comment

Send a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.