Le pape au Kazakhstan du 13 au 15 septembre pourrait rencontrer le patriarche russe

ROME (AP) – Le Vatican a confirmé lundi que le pape François se rendra le mois prochain au Kazakhstan, où il pourrait rencontrer le patriarche Kirill, le chef de l’Église orthodoxe russe, qui a justifié la guerre de Moscou en Ukraine.

François, 85 ans, participera à une conférence interreligieuse dans la capitale kazakhe, Nur-Sultan, du 13 au 15 septembre, a annoncé le Vatican.

Francis a annulé une rencontre prévue avec Kirill en juin à Jérusalem en raison des retombées diplomatiques qu’elle aurait créées. Kirill a justifié l’invasion par des motifs spirituels et idéologiques, la qualifiant de bataille « métaphysique » avec l’Occident. Il a béni des soldats allant au combat et a invoqué l’idée que les Russes et les Ukrainiens forment un seul peuple.

Francis et Kirill, qui ont eu une première rencontre historique à La Havane en 2016, se sont parlé par appel vidéo au moins une fois depuis le début de la guerre.

Le gouvernement kazakh organise un “Congrès des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles” du 14 au 15 septembre. Kirill a été invité et le Patriarcat de Moscou a annoncé sa présence.

De retour de son voyage qui vient de s’achever au Canada, Francis a déclaré samedi aux journalistes qu’en plus du Kazakhstan, il espérait également visiter l’Ukraine mais que rien n’avait encore été confirmé. Les responsables du Vatican ont déclaré qu’ils espéraient organiser un voyage même dans les semaines à venir.

Dimanche, François a de nouveau prié pour l’Ukraine, affirmant qu’il n’avait jamais cessé de prier pour “le peuple ukrainien attaqué et martyrisé”, lors de son pèlerinage au Canada.

“Si vous regardez la réalité objectivement, compte tenu des dommages que la guerre cause chaque jour à ces personnes mais aussi au monde entier, la seule chose raisonnable à faire est de s’arrêter et de négocier”, a-t-il déclaré. “Puisse la sagesse inspirer des pas concrets de paix.”

François a critiqué l’invasion de l’Ukraine par la Russie et le soutien de Kirill à la guerre, déclarant à un journal italien en mai que le patriarche ne devrait pas devenir “l’enfant de chœur de Poutine”.

Le patriarcat russe a rétorqué qu’il était regrettable » que François « ait choisi le mauvais ton » pour relayer le contenu de leur appel vidéo de mars.

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