Le nouveau coronavirus est présent chez la chauve-souris depuis au moins 40 ans

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L’ESSENTIEL

  • Suite à de nombreuses recombinaisons dont les coronavirus raffolent, le SRAS-CoV-2 semble être apparu chez les chauves-souris il y a 40 à 70 ans.
  • Le pangolin, responsable de la transmission du virus à l’homme, n’aurait joué que le rôle d’hôte intermédiaire.
  • Les chercheurs affirment que de futures pandémies de coronavirus pourraient survenir.

Laboratoire, pangolins, chauve-souris ou une combinaison des deux… La question de l’origine du coronavirus continue de susciter la curiosité des chercheurs du monde entier. Une énigme d’autant plus difficile à résoudre que les coronavirus ont la capacité de se recombiner, ce qui complique l’identification de son origine. Les chercheurs ont dû reconstituer l’histoire de ces recombinaisons pour comprendre le chemin du virus et ses évolutions. Ils ont publié leurs résultats mardi 28 juillet dans la revue Microbiologie de la nature.

Le pangolin, simple hôte intermédiaire

Ce travail de reconstruction du virus et de ses métamorphoses a permis aux chercheurs de conclure que la lignée à laquelle appartient ce coronavirus se différenciait des autres il y a environ 40 à 70 ans. Alors que le SRAS-CoV-2 est génétiquement similaire à 96% de RaTG13, un bêtacoronavirus des chauves-souris Rhinolophus affinis, originaire de la province chinoise de Yunana et identifiée en 2013, elle s’en est écartée depuis 1969. Les chercheurs ont également découvert que le SRAS-CoV-2 partage une caractéristique avec ses parents qui lui permet de se lier aux récepteurs à la surface des cellules humaines. Cette découverte suggère que d’autres virus qui peuvent infecter les humains circulent depuis longtemps chez les chauves-souris chinoises.

Dans cette histoire, le pangolin est manquant, qui serait le transmetteur direct du virus aux humains. Ce dernier ne serait en réalité qu’un hôte intermédiaire. L’étude suggère également que le rôle du pangolin n’est pas essentiel à la transmission du SRAS-CoV-2 aux humains et que le virus pourrait très bien être passé des chauves-souris aux humains. Grâce à ses propriétés, le nouveau coronavirus a la capacité de se répliquer dans les voies respiratoires supérieures des humains et des pangolins.

Anticiper les futures pandémies

Les chercheurs estiment que la crise sanitaire actuelle ne sera pas isolée et que de futures pandémies potentielles doivent être anticipées. “Ce ne sera pas notre dernière pandémie de coronavirus, prévient Macej Boni, biologiste à la Penn State University (États-Unis), dans un communiqué.Un système de surveillance beaucoup plus complet et en temps réel doit être mis en place pour maîtriser ce type de virus avant que le nombre de cas n’atteigne 100.«Ces derniers, ainsi que d’autres, militent pour un meilleur échantillonnage des chauves-souris sauvages afin de mieux identifier les futurs risques de contamination.

Les nouvelles pandémies potentielles sont liées à nos modes de vie. Comme indiqué La conversation, l’augmentation des activités d’élevage non loin des zones dédiées à la protection de la nature accroît les contacts entre animaux sauvages et domestiques. Le boom de la démographie humaine, qui conduit à la réduction des milieux naturels, et l’intensification de l’élevage à proximité des zones urbaines ont augmenté les risques de transmission inter-espèces. Un exemple récent concerne l’encéphalite japonaise en Asie du Sud-Est qui est due à la combinaison d’une irrigation accrue des rizières, de l’élevage et de la démographie humaine.

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