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Le gouvernement à la rescousse, encore une fois

by Nouvelles

Ottawa, Canada, 30 novembre 2020 (GLOBE NEWSWIRE) – Ottawa, le 30 novembre 2020 – L’économiste en chef du Conference Board du Canada, Pedro Antunes, présente les perspectives économiques suivantes sur la mise à jour financière fédérale d’aujourd’hui:

«Le ministre Freeland a souligné l’importance de lancer un vaccin et de fournir un soutien supplémentaire aux ménages et aux entreprises pendant ce qui sera un hiver difficile pour de nombreux Canadiens. Les dépenses supplémentaires associées à un impact négatif durable sur les recettes publiques augmenteront largement la dette fédérale, faisant passer le ratio dette nette / PIB de 35% avant le COVID à environ 54% à moyen terme. Si les coûts de financement par emprunt restent faibles, le gouvernement fédéral peut gérer, mais il ne fait aucun doute que la crise du COVID-19 limitera les finances fédérales pour les décennies à venir.

Points saillants et perspectives du discours:

  • Dans la première mise à jour financière appropriée depuis la même période l’an dernier, le gouvernement a présenté de manière générale son plan de reprise alors que le Canada cherche à sortir de la récession provoquée par la pandémie.
  • Le gouvernement mérite d’être salué pour l’opportunité des mesures promulguées à bref délai au début de la pandémie. De plus, le gouvernement se prépare prudemment – en décrivant plusieurs scénarios et les coûts associés – à un hiver difficile avant qu’un vaccin efficace ne soit distribué l’année prochaine.
  • Le gouvernement s’attend à ce que le déficit atteigne 381,6 milliards de dollars cette année, avec la possibilité que la résurgence du virus conduise le déficit à 400 milliards de dollars. Finances Canada s’attend actuellement à ce que le déficit soit bien maîtrisé d’ici 2025-2026, où le déficit passe à moins de 25 milliards de dollars, ou 33,4 milliards de dollars en cas de résurgence du virus.
  • La reprise sera favorisée par de nouvelles mesures de relance au cours des trois prochains exercices, à hauteur de 70 à 100 milliards de dollars, qui n’ont pas été détaillées pour le moment mais seront explorées plus en détail au printemps. Aucune mention de l’assurance-médicaments ou d’un plan national de garderies n’a été mentionnée dans le discours du Trône de septembre.
  • De plus, avant la mise à jour de l’automne, le gouvernement avait calculé une estimation de plus de 250 milliards de dollars cette année et d’environ 30 milliards de dollars en nouvelles mesures directes pour le prochain exercice. Cette mise à jour a ajouté 22 milliards de dollars chacun cette année et l’an prochain, ce qui est distinct du stimulus non spécifié discuté dans la puce précédente.
  • Les nouvelles mesures comprennent:
    • La subvention salariale a augmenté et prolongée jusqu’en juin 2021 (15 milliards de dollars cette année, 16 milliards de dollars la suivante)
    • Subvention d’urgence au loyer du Canada (2 milliards de dollars cette année)
    • Aide aux arts (182 millions l’an prochain), au secteur aérien (540 millions l’an prochain) et à la disponibilité de crédits pour le secteur du tourisme
    • Refonte du système fiscal en comblant les échappatoires (7 milliards sur 5 ans)
    • Presque tripler le plafond de stabilisation budgétaire de 60 dollars par habitant à 170 dollars par habitant.
  • Pour donner le contexte de la manière dont les revenus seront durement touchés cette année, nous pouvons comparer les perspectives du PIB nominal dans nos dernières prévisions à nos prévisions pré-COVID achevées en décembre 2019 (voir graphique). Au cours de la période de quatre ans affichée, la perte de PIB nominal s’élève à 500 milliards de dollars – un coup dur pour les bénéfices, les revenus des ménages et les recettes publiques.
  • Dans l’ensemble, le gouvernement s’attend à une série de déficits qui totaliseront 597 milliards de dollars de 2020-2021 à 2023-24, sans compter les 70 à 100 milliards de dollars de relance supplémentaires.
  • La dette du gouvernement fédéral devrait être gérable malgré l’augmentation significative, car le gouvernement peut financer ces nouvelles mesures à des taux très bas. Il existe toutefois un risque que les rendements obligataires dépassent les attentes du gouvernement, compte tenu de l’augmentation massive des émissions de titres de créance d’État au Canada et dans le monde.
  • Les contribuables canadiens seront également responsables de déficits provinciaux records – nous prévoyons que la dette nette fédérale et provinciale atteindra 2 billions de dollars, soit plus de 92% du PIB, des niveaux jamais vus depuis le début des années 1990.

Information additionnelle:

Suivez le Conference Board du Canada sur Twitter

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Attribution de contenu:

Pedro Antunes

Économiste en chef

Le Conference Board du Canada

POUR LES DEMANDES D’ENTREVUE:

Email: [email protected]

Corp Comm
The Conference Board of Canada
6135263090 ext. 224
[email protected]

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