Le collectif de travailleurs indépendants de la restauration saisit les tribunaux … (Bruxelles)

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Un collectif de travailleurs indépendants majoritairement wallons de l’hôtellerie et de la restauration et des secteurs adjacents a engagé un avocat pour contester légalement la fermeture obligatoire des cafés et restaurants. Le secteur événementiel, quant à lui, dénonce le traitement «injuste» des mesures d’aide.

Un groupe d’indépendants, de restaurateurs, de commerçants et autres ont annoncé qu’ils allaient intenter une action en justice contre la fermeture du secteur de la restauration. Le collectif, qui utilise l’abréviation CIMS (Collectif Indépendant Multi sectoriel), se sent discriminé et fait valoir que la décision du gouvernement fédéral de fermer cafés et restaurants pendant quatre semaines n’est pas fondée sur des preuves scientifiques (suffisantes).

«Nous ne défendons pas seulement les cafés et les restaurants, mais aussi toute une série d’entreprises et d’entreprises qui ressentent fortement l’impact de la fermeture», déclare le restaurateur et porte-parole du CIMS Gilles Hoyoux. Le CIMS est soutenu par la Fédération Patronale Interprofessionnelle SDI – Syndicat des Indépendants – et les fédérations de restauration de Liège, Namur et du Brabant wallon. Un certain nombre de groupes informels, qui ont surgi lors du premier verrouillage et principalement via les médias sociaux, approuvent également l’action.

“ Disproportionné et discriminatoire ”

Le collectif tente d’obtenir réparation de deux manières: en contestant la fermeture obligatoire – qui n’a pas encore été publiée au Moniteur belge – auprès du Conseil d’État (en cas d’urgence), et devant le Tribunal de première instance de Liège.

“Nous pensons qu’il s’agit d’une mesure disproportionnée et discriminatoire”, explique l’avocat Clément Pesesse, responsable du dossier. En mars, le verrouillage était général et touchait tout le monde. Pourquoi vise-t-il désormais spécifiquement le secteur de la restauration? C’est une mesure impossible à prévoir et qui sera imposée aujourd’hui après-demain. C’est pourquoi il y a une erreur de l’Etat belge ».

L’enveloppe de crise de 500 millions d’euros est loin, beaucoup trop peu », conclut le CIMS. Samedi, Horeca Vlaanderen a déjà annoncé qu’elle pourrait éventuellement engager des poursuites judiciaires, bien que l’organisation ait qualifié la consultation sur les mesures de soutien de «constructive» ce matin.

#Son du silence

Le secteur de l’événementiel se fait également entendre en ciblant non pas tant la fermeture mais les mesures d’accompagnement «injustes» Sous le slogan #SoundOfSilence, le secteur événementiel a publié dimanche un communiqué baigné de déception. L’industrie hôtelière obtient soutien, l’industrie de l’événementiel ne l’est pas. Les signataires estiment que les secteurs sont joués les uns contre les autres et discriminés.

«Le secteur de la restauration sera fermé. Pour la deuxième fois en 2020. (…) Un drame auquel le gouvernement tente de faire face avec des mesures de soutien d’envergure. À juste titre. Néanmoins, nous nous demandons à haute voix depuis des mois où demeure le soutien au secteur de l’événementiel. Parce que notre verre est vide, jusqu’au fond. Pendant huit mois à la fois. (…) Chaque sens de la perspective nous est enlevé à maintes reprises », se plaint le secteur. Cependant, le secteur de l’événementiel, tout comme le secteur de l’hôtellerie et du voyage, a été reconnu comme le secteur le plus touché », poursuit-il.

Cacahuètes

De 500 millions d’euros qui a été mis à disposition pour le secteur de la restauration et de l’événementiel est un début, selon les organisateurs de l’événement, “mais ce sont en fait des cacahuètes par rapport aux 777 millions d’euros nécessaires pour faire vivre notre secteur jusqu’au mois de décembre seulement”, semble-t-il. «Tous ensemble semble soudainement si loin. Parce que les secteurs sont joués les uns contre les autres et discriminés. Ensemble, nous avons vaincu le virus? D’accord. Mais ensuite, un soutien émotionnel et financier doit être fourni.

Le secteur réclame donc à nouveau la reconnaissance et le soutien du plan en cinq points qui a été mis sur la table, mais qui, selon eux, n’a pas été entendu. Dans ce plan, ils demandent une unité de commandement, un accord bancaire renouvelé avec une subvention de soutien sur mesure, une extension du droit de transition et du chômage technique, un plan de relance du secteur et un “ Eventmaster ” qui, en tant que chef d’orchestre, met toutes les parties au même rythme.

Le ministre Clarinval rencontrera également lundi d’autres représentants des secteurs impliqués dans les décisions du comité de consultation de vendredi. Ce sont des représentants d’Unizo, NSZ, l’organisation de taille moyenne francophone UCM, Fevia et Comeos.

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