Le centre régional de cancérologie délocalise ses consultations dans la Nièvre – Nevers (58000)

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"Nous devons offrir le meilleur de l'oncologie à tous les patients, quelles que soient leurs ressources et leur lieu de résidence", explique le professeur Charles Coutant, directeur exécutif du Centre régional de lutte contre le cancer (CGFL de Dijon). Ce n'est pas le cas aujourd'hui. "Si vous vivez dans la Nièvre ou dans le nord de l'Yonne, vous avez beaucoup moins de chances de vous échapper qu'ailleurs, à un stade équivalent de la maladie", a déclaré Charles Coutant. "Ce n'est pas acceptable."

Nièvre parmi les départements avec le taux de mortalité par cancer le plus élevé [infographies]

C'est pourquoi la CGFL, dans le nouveau projet institutionnel qu'elle a adopté pour les cinq prochaines années, a initié "une véritable politique" visant à "réduire ces inégalités". Mesure principale: développement de partenariats avec des hôpitaux de la région. Engagés depuis plusieurs mois, ces partenariats "passent à la vitesse supérieure", avec la multiplication des consultations et des interventions en milieu hospitalier qui couvrent toute la Bourgogne.

Cinq jours par mois à Nevers, un jour à Decize

À Nevers, la CGFL est présente à travers trois médecins qui reçoivent et opèrent des patients cinq jours par mois. Le Dr Nils Martin, en particulier, est responsable de la première consultation et de la consultation avec prescription. À Decize, c'est la docteure Laure Favier qui assume ce rôle, à raison d'une journée de consultations par mois.

Cette organisation, basée sur le centre régional de référence pour le traitement du cancer (la CGFL est par exemple classée 4ème en France pour la qualité de la prise en charge du cancer du sein), assure aux patients, proches de chez eux, une qualité de prise en charge. En tout cas, chaque fois que cela est possible, "car certaines activités ne peuvent jamais être déplacées", a déclaré Charles Coutant.

Il permet également de choisir, de manière collégiale, le traitement qui sera offert au patient diagnostiqué d'un cancer. Une étape importante pour laquelle il faut très vite que "le patient soit mis sur la bonne voie", explique Charles Coutant. "Avant, tout le monde avait le même protocole de soins", explique Alain Lalié, directeur général adjoint de la CGFL. "Aujourd'hui, en fonction des caractéristiques de la personne et des caractéristiques moléculaires de la tumeur, le protocole de prise en compte de la charge est personnalisé", dans une approche qui nécessite une grande expertise. D'autant que, selon Charles Coutant, "26% de nos patients sont inclus dans un essai thérapeutique leur permettant de bénéficier des dernières avancées de la recherche médicale".

Quarante millions d'euros d'investissements

Dans son projet d'implantation, la CGFL prévoit d'investir 40 millions d'euros d'ici 2023. Elle va ainsi acquérir, outre la dernière génération d'outils de traitement (telle que le MRI Linac), un nouveau bâtiment. Une extension de 6 000 mètres carrés répartis sur six niveaux dont le travail commence à l'automne. Ce nouveau bâtiment comptera 36 lits supplémentaires et des appartements de 6 chambres – pour enfin accueillir les familles qui accompagnent un parent en soins palliatifs. Il disposera également, au rez-de-chaussée, d'un service de soins de soutien (physiothérapeute, diététiste, psychologue, travailleur social, etc.).

Alexandra Caccivio

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