Le candidat Nabil Karoui libéré, Le parti Ennahdha en tête des législatives

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Le candidat à la présidentielle tunisienne Nabil Karoui a acclamé après sa libération le 9 octobre 2019. – SIPA

Coup de théâtre en Tunisie. Nabil Karoui, candidat à la présidence, a été libéré à quatre jours du deuxième tour, alors que dans le même temps, les résultats officiels ont été remportés par les islamistes aux législatives.

Habillé de noir, Karoui a été accueilli dans la soirée à la sortie de la prison de Mornaguia, à 20 km de Tunis. Ses partisans ont déjà quitté les lieux, en Mercedes noire, sans faire de déclaration. Homme d'affaires et des médias, il était détenu depuis le 23 août, dix jours avant le début de la campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle, une arrestation qu'il a qualifiée de politique.

La Cour de Cassation a décidé mercredi de libérer M. Karoui, qui reste inculpé de fraude fiscale et blanchiment d'argent. "Le mandat de dépôt contre Nabil Karoui est annulé, il est libre,", a déclaré Me Nazih Souei. Karoui avait récolté 15,58% des voix au premier tour de la présidentielle, derrière le juriste Kais Saied, 18,4%. Il lui reste deux jours pour faire campagne, il a été invité à participer à un débat télévisé inédit avec son adversaire vendredi soir.

Ennahdha en tête aux législatives

Le paysage politique reste plus morcelé que jamais. Le parti d’inspiration islamiste Ennahdha est arrivé en tête des législatives de dimanche, avec 52 sièges sur 217, selon les résultats préliminaires officiels, très loin de la majorité requise de 109 voix pour un ancien gouvernement.

Le chef d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, qui présentait la première fois une élection, a été élu député à Tunis, a annoncé mercredi soir l’instance chargée des élections. Ennahdha devance the party of Nabil Karoui, Qalb Tounes, créé en juin et entré au Parlement avec 38 sièges.

Négociations ardues en vue

Le parti social-démocrate Attayar («Courant démocrate») du militant des droits de l’homme Mohammed Abbou a obtenu 22 sièges. Karama, un mouvement islamo-populiste récemment, Seifeddine Makhlouf, a quant à lui remporté 21 sièges. Abir Moussi à récolté 17 sièges. La candidate à la présidence, Mme Moussi, est sous le régime du président déchu Zine el Abidine Ben Ali, est élue député de Tunis.

Ces résultats confirment l’émission du Parlement, entre les formations profondément divergentes, l’augurant des négociations pour l’ancien gouvernement puis légiférer.

Plusieurs partis sont vus retirer des sièges, dont l’homme, Errahma, en raison de «propagande à la radio pendant la campagne électorale». Errahma est dirigé vers un imam controversé, Said Jaziri, connu pour ses prédications et sa radio, Coran Karim, est très écouté même si elle était illégale.

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