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Le Canada doit rester sur ses gardes pour l’Ukraine

Les Forces canadiennes participent à des opérations aéroportées lors du Rapid Trident 2011 à Yavoriv, ​​en Ukraine.

Cet avis a été initialement publié sur Nouveaux médias canadiens. Il a été mis à jour pour inclure les derniers développements.

Le gouvernement fédéral du Canada a fait un bon pas en déployant 60 autres militaires pour rejoindre les 200 soldats déjà sur le terrain, ce qui faisait partie d’un engagement canadien de 340 millions de dollars (268 millions de dollars américains) envers l’Ukraine alors que les forces russes se massaient aux frontières. Tout en rassurant, beaucoup pensent que plus de leadership est désespérément nécessaire.

Le Canada devrait envisager d’envoyer une mission de maintien de la paix dédiée aux premières lignes de l’Ukraine, signalant un message clair d’un membre puissant de l’OTAN qui soutient le pays.

Il a fallu des semaines de pression croissante avant que le Canada n’agisse enfin le 21 janvier et engage 120 millions de dollars pour aider l’Ukraine à lutter contre les tentatives russes de déstabilisation de l’Ukraine et de son économie. C’était la bonne chose à faire, car la Russie continue d’amener des armes et des soldats à la frontière, signalant une éventuelle action militaire du Kremlin.

En tant que foyer de la plus grande diaspora ukrainienne à l’extérieur de l’Europe, le Canada a un petit mais important rôle à jouer et une obligation morale d’aider ses citoyens d’origine ukrainienne.

Bien que la Russie nie toute action militaire, la menace d’une nouvelle invasion est bien réelle car elle rassemble plus de 100 000 soldats près de la frontière. Et il n’y a aucun signe de percée dans les pourparlers diplomatiques avec les États-Unis

Manque de leadership

Le Canada a subi à juste titre des pressions pour suivre l’exemple militaire de la Grande-Bretagne alors que le Royaume-Uni a promis de livrer un lot d’armes antichars à l’Ukraine, tandis que d’autres pays occidentaux ont promis leur soutien militaire.

Du point de vue de la politique étrangère, le Canada n’a pas démontré direction sur la scène internationale concernant l’agression perçue de la Russie, et il semble qu’elle ne peut pas aller au-delà d’être un acteur de soutien en la matière.

Le renforcement militaire de la Russie à la frontière de l’Ukraine représente une menace plus sérieuse que l’invasion initiale, qui a commencé avec l’annexion de la péninsule de Crimée en 2014, et son soutien continu aux militants pro-russes dans l’est du pays.

En fin de compte, ce n’est pas seulement l’Ukraine mais l’avenir de l’Europe démocratique libre qui est en jeu. Le monde occidental a autrefois permis au président russe Vladimir Poutine d’ignorer les règles de l’ordre international. Il ne peut pas permettre à la Russie de recommencer en amenant ses chars à la frontière de l’UE.

Même si le Canada ne peut pas fournir les armes meurtrières que l’Ukraine espère, il peut faire entendre sa voix grâce à des efforts de lobbying. Le Canada est un allié de confiance qui pourrait user de son influence auprès des pays membres et non membres de l’OTAN pour mettre la question de la Russie à l’ordre du jour des affaires internationales.

L’alliance occidentale est divisée sur la manière d’aider l’Ukraine et sur ce qu’il faut inclure dans les sanctions économiques si la Russie attaque à nouveau. Il pourrait incomber au Canada de faciliter et de mettre en œuvre une solution à long terme au problème de la Russie autoritaire despotique.

Partager l’intelligence

Certains membres de la communauté ukrainienne-canadienne croient que le Canada pourrait partager des renseignements provenant de satellites sur le mouvement des troupes russes (ce que le gouvernement Trudeau a finalement promis lundi) et éventuellement fournir d’autres équipements défensifs qui pourraient être envoyés aux forces ukrainiennes à court préavis sans exiger trop beaucoup de formation supplémentaire.

Alexander Lanoszka, professeur adjoint en relations internationales à l’Université de Waterloo, pense qu’en plus de déployer un groupe d’opérateurs des forces spéciales canadiennes, Ottawa devrait donner son feu vert à la construction d’une usine de production de munitions en négociation depuis au moins 2017.

« L’Ukraine ne dispose pas d’une telle installation car celle dont elle disposait avant 2014 se trouve désormais dans des zones non contrôlées par le gouvernement. Cela ne fait rien pour le conflit immédiat à portée de main, bien sûr. Cependant, une autre mesure pratique à considérer, avec peut-être le Royaume-Uni, quels autres équipements défensifs peuvent être envoyés aux forces ukrainiennes à court préavis sans nécessiter trop de formation supplémentaire.

C’étaient peut-être de bonnes options il y a quelques mois, mais il est maintenant temps de réagir rapidement.

Accroître la présence des forces de maintien de la paix sur le sol ukrainien pourrait être la bonne solution. Le Canada est peut-être petit en termes de puissance militaire, mais il a une longue histoire de soutien à Kiev à la fois financièrement et militairement (via l’opération UNIFIER, qui sera maintenant prolongée de trois ans).

Près de 200 membres des Forces armées canadiennes sont actuellement sur le terrain en Ukraine. Renforcer le personnel militaire actuel en déployant une mission de maintien de la paix pourrait envoyer un message clair à la Russie : que le Canada ne permettra pas à Poutine de recréer l’Union soviétique en Europe de l’Est.

L’Ukraine n’est pas le seul allié canadien sous la menace d’une agression russe. Récemment, le Mali a fait la une des journaux à la suite de l’annonce du déploiement présumé de mercenaires russes dans le pays d’Afrique de l’Ouest en difficulté que le Canada soutient depuis des années.

Et si le Canada renforce maintenant sa présence militaire en Ukraine, il pourrait être perçu comme lui accordant un traitement préférentiel et trouver une opposition à l’intérieur et à l’extérieur du pays. D’autre part, le Canada pourrait également étendre ses forces dans la mesure où il n’est pas une puissance militaire majeure et dispose de forces armées relativement petites et peu financées.

Pourtant, sur le plan géopolitique, peu de pays ont été aussi favorables à une Ukraine indépendante et souveraine que le Canada l’est actuellement.

Et maintenant, le Canada a une chance de montrer à la Russie que l’Ukraine n’est pas une cible facile.

La présence de casques bleus canadiens à la frontière ukrainienne pourrait servir de dernier avertissement à Poutine des graves conséquences de l’OTAN – après tout, le président russe ne risquera pas un conflit total avec l’OTAN, qu’il perdrait très probablement.

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