Le Brésil refuse à Total un permis d'exploration dans l'embouchure de l'Amazone

Vue aérienne de l'Amazone au Brésil 12 décembre 2013 – Christophe Simon AFP
C'est non. Le Brésil a refusé vendredi au groupe pétrolier français
Autorisation totale de forage dans cinq zones de l'embouchure de l'Amazone, précisant que le plan présenté par Total comportait des "problèmes techniques". "La licence environnementale pour les activités de forage en mer dans les blocs FZA-M-57, 86, 88, 125 et 127 de Foz de Amazonas a été rejetée ce vendredi en raison d'un ensemble de problèmes techniques identifiés au cours du processus d'obtention de la licence", a annoncé dans une déclaration, l'agence de réglementation environnementale brésilienne Ibama.

Le refus de ce permis avait été demandé en avril dernier par le bureau du procureur brésilien et par des organisations environnementales. En 2013, Total s’était associé au britannique BP et au Brésilien Petrobras pour acquérir des blocs d’exploration dans l’embouchure de l’Amazonie et attendait le feu vert des autorités brésiliennes pour commencer les travaux d’exploration.

"La possibilité d'une fuite d'huile"

Dans sa déclaration, Ibama a déclaré avoir détecté "des incertitudes significatives" dans le plan présenté par Total pour les éventuelles urgences. L'agence brésilienne mentionne "la possibilité d'une fuite d'huile pouvant affecter les récifs coralliens présents dans la région et, par extension, la biodiversité marine".

L'agence ajoute qu'elle a donné à Total E & P do Brasil, la branche brésilienne du groupe, toutes les "possibilités" permettant de "résoudre et de clarifier les problèmes techniques" identifiés. Elle a dit avoir informé vendredi Total de sa décision. Interrogé par l'AFP, le groupe français s'est contenté d'indiquer qu'il "analyserait les documents soumis par Ibama et déciderait des prochaines étapes".

Une "excellente nouvelle"

Pour sa part, l'association écologiste Greenpeace a salué cette "excellente nouvelle pour les 2 millions de personnes qui se sont mobilisées à nos côtés pour la protection du récif amazonien", affirmant que le groupe s'était "entêté, a coûté le coût de l'ouverture d'une nouvelle huile". "Dans un contexte politique incertain au Brésil et face aux menaces sur l'environnement en Guyane, Greenpeace appelle à la protection à long terme du récif et des zones environnantes", déclare l'ONG ajoutée.

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