"L'avenir n'appartient pas aux" mondialistes "mais aux patriotes"

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Le président américain a été limité mardi à une très légère ouverture en évoquant l'Iran, tout en confirmant que les sanctions contre Téhéran seraient "durcies".

Par Gilles Paris Publié aujourd'hui à 18h13, mis à jour à 18h28

Temps de Lecture 3 min.

Donald Trump, le 24 septembre à l'ONU, à New York.
Donald Trump, le 24 septembre à l'ONU, à New York. Mary Altaffer / AP

Le troisième discours de Donald Trump à la tribune des Nations Unies, le mardi 24 septembre, était routinier. Sur un ton monotone, presque fatigué, le président de la Amérique d'abord A nouveau loué un principe, celui de la souveraineté des nations. "L'avenir n'appartient pas aux" mondialistes ", il appartient aux patriotes", jura-t-il avant de présenter son propre disque à son meilleur.

Comme dans ses deux discours précédents, Donald Trump a mis en cause le régime iranien de manière particulièrement sévère. Alors que les tensions au Moyen-Orient ont été renforcées par l'attaque du 14 septembre contre les installations pétrolières saoudiennes sous l'égide de l'Arabie saoudite, le président américain a assuré que les sanctions imposées unilatéralement par son pays "Ne sera pas levé tant que l'Iran continuera à menacer". "Ils seront durcis" même assuré le locataire de la Maison Blanche.

Isolés après leur retrait en 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien, les États-Unis espèrent se rallier à leur cause auprès d'autres pays à la suite de cet attentat. "Tous les pays ont le devoir d'agir. Aucun gouvernement responsable ne devrait subventionner la soif de sang de l'Iran", averti Donal Trump. Alors que la France se bat en difficulté pour entamer une désescalade, le président des États-Unis s'est limité à la plate-forme des Nations unies avec une très légère ouverture lorsqu'il a assuré que son pays ne croyait pas "Ennemis permanents". "Nous ne cherchons pas le conflit avec d'autres nations (…). Nous voulons avoir des partenaires, pas des adversaires ", il a dit.

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Donald Trump, le 24 septembre à l'ONU, à New York.
Donald Trump, le 24 septembre à l'ONU, à New York. Mary Altaffer / AP

Le danger "socialiste"

Donald Trump a également consacré une partie importante de son discours à ce qu'il considère comme les principaux défis auxquels son pays est confronté. Il a développé la guerre commerciale avec la Chine, ajoutant que "La manière dont la Chine décidera de gérer la situation" à Hong Kong, territoire soumis à la contestation des autorités considérées comme alignées sur Pékin, "En dira beaucoup sur son rôle dans le monde à l'avenir".

Il a longuement défendu la nécessité de lutter contre l'immigration clandestine, en dénonçant les organisations humanitaires favorables, selon lui. "Frontières ouvertes" qui finissent par saper " la dignité humaine " en renforçant par leurs actions les réseaux de passeurs. Donald Trump a également dénoncé le danger représenté par lui "Socialisme" résumé dans la descente vénézuélienne en enfer.

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La base de la campagne 2020

Le président s'est fait le champion de la défense de la liberté religieuse et a finalement stigmatisé le pouvoir des géants des nouvelles technologies qui décident, selon lui, par le biais des réseaux sociaux, "Ce que nous pouvons voir" comme "Ce que nous pouvons dire". Ces dossiers, mis bout à bout, ont une autre cohérence: celle de constituer la base de la campagne électorale qu'il mène déjà pour sa réélection en 2020. Le locataire de la Maison Blanche a même jugé utile de mentionner la défense du libre accès aux armes à feu. , ce qui fait de son pays une exception mondiale en termes de morts violentes.

Les critiques du président soutiennent que ces défis échappent largement au cadre national privilégié par Donald Trump, au détriment d'un multilatéralisme désormais interdit à la Maison Blanche, même si ce cadre plus étroit tarde à produire des résultats. Un dernier sujet aurait pu être inclus dans cette liste si le président des États-Unis n'avait pas choisi, comme en 2017 et 2018, de l'ignorer complètement: le climat et la protection de l'environnement. Sa brève apparition silencieuse à la séance de la veille consacrée à ce dossier n’aura porté aucun fruit.

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