"Laisse-la partir et prends-moi à sa place"

"Laisse-la partir et prends-moi à sa place"

11h30
23 juillet 2018 "Tais-toi, je suis en train de négocier." C'est l'une des phrases qui peuvent être lues dans le dossier d'enquête de l'attaque de Trèbes, comme le rapporte Le Monde. Et c'est le colonel Arnaud Beltrame qui le prononce. Ce détail détaille les conditions dans lesquelles le colonel est intervenu le 23 mars au Super U de Trèbes, tandis que le terroriste Radouane Ladkim était pris en otage après avoir tué quatre personnes – deux à Carcassonne, deux dans le supermarché. Lire aussi – Attaque de Trèbes: l'effroyable histoire de tête-à-tête entre Julie, l'otage du Super U, et le terroriste Très rapidement, le colonel Beltrame rejoint la colonne qui entre dans le supermarché Ce jour là, l'alerte est donnée autour de 10 : 40. Rapidement, des militaires du peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) de Carcassonne arrivent sur les lieux et prennent position dans la salle de surveillance vidéo située au premier étage du supermarché. "A l'époque, nous ne savions pas que [Radouane Ladkim] a tenu un otage ", a déclaré le chef brigadier Mathieu T., sur rapport, selon des déclarations rapportées par Le Monde Major major G. Major, PSIG, constitue une colonne d'intervention de quatre gendarmes.Arnaud Beltrame, les dernières révélations sur la mort du heroOn 11:20, la colonne prend l'escalier menant au supermarché. "Avant de franchir la porte qui nous séparait des caisses, j'ai senti la présence derrière moi de quelqu'un qui était le colonel Beltrame", dit Mathieu T. Et il poursuit: " Le colonel Beltrame a voulu me passer dans la colonne, mais ne pas être équipé d'un gilet pare-balles lourd et comme le veut le je lui ai demandé de rester derrière moi. C'est ce qu'il a fait au début. "Le colonel Beltrame dit aux autres soldats de partir et d'avancer vers le terroriste La colonne voit Radouane Ladkim, et progresse sur les étagères des supermarchés. Le commandant du PSIG rapporte qu'il a alors demandé à Arnaud Beltrame de rester à couvert," derrière les étagères. "Mais le terroriste, qui a un otage, Julie L., hôtesse au Super U, voit les gendarmes. La tension monte, l'homme" Ennerve.Un sous-officier tente de dialoguer avec le terroriste. "Je suis entré dans une phase de négociation en lui disant: "Libère l'otage et nous trouverons une solution", a expliqué Arnaud C. lors de son audition, rapporte Le Monde, et poursuit: "J'étais dans un tunnel, les yeux dans les yeux avec le terroriste, quand soudain j'ai vu le colonel Beltrame devant mon arme. Il m'a dit: «Tais-toi, je suis en train de négocier. Casser le supermarché. "" Non, colonel, recule! "Une attitude qui n'est pas conforme à la procédure habituelle dans une telle situation, que le colonel connaît, mais le commandant du PSIG dit qu'il a de nouveau demandé au Colonel Beltrame de rester, mais ce dernier" se lève "et avance vers le terroriste" levant les mains en l'air. "" Non, colonel, reculez! ", crie le commandant du PSIG, Arnaud Beltrame s'avance résolument vers Radouane Ladkim et lui lance:" Laisse-le aller et prends-moi à sa place. " à ce moment que le terroriste demande au colonel Beltrame de déposer son arme sur le terrain puis de la lui remettre Arnaud Beltrame l'exécute, il est désarmé devant le terroriste, le colonel Beltrame demande aux autres soldats de quitter la place, puis va à Radouane Libération de Ladkim et Julie L. La rencontre en face à face entre Beltrame et LadkimArnaud Beltrame et le terroriste qui détient deux armes, se retrouvent seuls: après "un peu de temps", le commandant du PSIG reçoit "un appel de Le téléphone portable d'Arnaud Beltrame ne ". "Sortez du magasin, c'est un ordre, sinon il menace de tirer des grenades", dit le soldat. «Tu sais d'où je viens, d'accord, ça va très bien» A 14h13, alors que l'assaut du GIGN est imminent, le négociateur parvient à appeler Arnaud Beltrame. Voici l'échange, rapporté par Le Monde et Le Parisien: «Je suis le lieutenant-colonel Beltrame, je suis l'otage. "Bonjour Arnaud, je me présente je suis Bertrand, négociateur du GIGN." (…) "Tu sais qui je suis?" "Oui, je sais qui tu es." "Tu sais d'où je viens, d'accord, ça va très bien." "Est-ce que ça va très bien pour toi?" "Oui." Le négociateur tente alors une approche avec Radouane Ladkim. C'est alors que le terroriste lui demande d'échanger Arnaud Beltrame contre Salah Abdeslam, seul terroriste encore vivant des attentats du 13 novembre. "Radouane, tu sais très bien que ça n'arrive pas comme ça", dit le négociateur GIGN. Les réponses terroristes, "Vous devez vous déplacer là-haut, nous sommes ici pour la mort. […] Le négociateur tente une autre stratégie, et parle au terroriste de sa mère, présente sur place. "Je te demande juste encore d'avoir en tête que ta mère est dehors et qu'elle est triste de cette situation." "Ma mère n'est pas comme moi, elle est comme toi […] Je lui ai donné le message, elle ne veut pas comprendre, et la tombe de tout le monde », dit le terroriste, selon les déclarations du Parisien. Un seul coup, la situation s'intensifie Quand le groupe d'intervention entend ces trois mots, prononcés par Arnaud Beltrame: "Attaque … Assaut, assaut". Sur l'enregistrement, on entend alors des bruits de luttes et de cliquetis. Le négociateur ne sait pas ce qu'il se passe, il interroge successivement Arnaud Beltrame et Radouane Ladkim "Arnaud , est-ce toi? Faites-vous ces bruits? Es-tu blessé? ", Il demande, en particulier." Si tu blesses Arnaud, grogne un coup … Est-ce toi Radouane tout ce bruit? Il insiste à plusieurs reprises mais les questions restent sans réponse, les rafales de coups de feu … Les minutes de la bande son ne savent pas combien de temps a duré cette scène, entre la fin de la conversation, les bruits, les coups de feu et l'intervention du GIGN. un «brouhaha de trente secondes» avant les premières détonations.Mais plusieurs sources, citées par Le Parisien, estiment à dix minutes le temps écoulé entre les dernières paroles d'Arnaud Beltrame et l'assaut donné par le GIGN, elles éclatent dans la voûte, les hommes de GIGN découvre Arnaud Beltrame, blessé, couché par terre.Ils abattent le terroriste.Après trois coups de feu au bras, au pied, à la main et mortellement blessés par plusieurs coups de couteau, le colonel Beltrame mourra quelques heures plus tard hôpital.

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