La vieille dame contrôle l'Inter

Long au niveau et parfois dangereux, l'Inter a fini par craquer au Stade Allianz sur la pelouse de la Juventus (1-0). Avec la clé, une leçon de réalisme qui reflète la différence entre les deux formations aujourd'hui.
Juventus 1-0 Inter But: Mandžukić (66e) pour la Juventus Le 3 novembre 2012, l'Inter a abandonné la Juventus pour la dernière fois dans leur tanière. À une époque où Diego Milito et Rodrigo Palacio avaient lâché une vieille dame qui n’avait pas connu une telle déception depuis 49 matchs, puis était revenu temporairement à la première place et à son adversaire de nuit. Six ans plus tard, avec des intentions similaires à celles de leur dernière victoire à Turin, les Nerazzurri n'ont pas réussi à rééditer leur exploit. La faute réside dans leur manque de réalisme, d’une part, mais aussi dans l’équipe d’Allegri, qui trouve (presque) toujours la solution pour rentrer à la maison avec les trois points dans sa poche. La nouvelle est sévère ce vendredi soir: la Juventus a 14 points d'avance sur l'Inter et 11 sur son dauphin napolitain. En d’autres termes, à moins d’un désastre industriel qui n’a aucune raison d’être, le championnat est déjà terminé.
Dans le blanc des yeux
Dès les premières minutes de ce Derby d’Italie, le stade Allianz s’écroule. Il faut dire qu'en face, leurs protégés commencent par les chapeaux. Cristiano Ronaldo a l'air bien, son jeu de jambes aussi. Un double contact suivi d'un centre serré repris par le chef de Paulo Dybala (9ème) qui passe au-dessus et le ton est donné. Pas assez pour intimider l’Inter, qui n’est pas venu à Turin pour regarder les Bianconeri jouer. Vénus avec un bloc bas pour gicler rapidement, les hommes de Luciano Spalletti attendent patiemment leur heure. Et ils aiment ça.
Sur un long ballon donné à Politano, l'international italien a retrouvé Icardi sur le point de penalty. De retour au but, le meilleur joueur de la saison 2017-2018 déplace Gagliardini qui trouve, presque inexplicablement, le poteau et non le filet d'un Szczęsny battu (29e). Dans la foulée, Icardi et Perišić interviennent au point de penalty sur un nouveau centre de Politano (30ème), mais envoient en quelque sorte un message au leader: ce soir, l'Inter n'est pas venu pour souffrir, mais bon de prendre les trois points.
À l'année prochaine
Problème: ne pas marquer ses chances contre la Juventus est invalidant. Dans le seul match de la saison où elle a accepté de partager les points, le 20 octobre à l'Allianz contre Gênes (1-1), les Génois avaient marqué sur une de leurs rares cartouches. Et après la pause, l’Inter donne le sentiment d’avoir manqué sa chance. L’équipe milanaise a de plus en plus de mal à sortir, Spalletti décide de sortir un Politano pourtant très émouvant en première période, et la pénalité va bientôt tomber.
Sur un délicieux caviar servi par Cancelo, Mandžukić catapulte le cuir jusqu'au bas du but gardé par Handanovič (66ème). Derrière, Chiellini est responsable de la tâche et de la préservation de cet avantage qui, pour la Juve, contrairement à de nombreuses autres équipes, est suffisant pour passer une soirée tranquille. Et surtout, pouvoir envisager sereinement le début d’une année grandiose 2019 à tous les niveaux, ce qui devrait faire rêver nuit et jour le président Andrea Agnelli. Juventus (4-3-3): Szczęsny – De Sciglio, Bonucci, Chiellini, Cancelo – Bentancur, Pjanić (Can, 82e), Matuidi – Dybala (Douglas Costa, 71e), Ronaldo, Mandžukić. Entraîneur: Massimiliano Allegri. Inter (4-3-3): Handanovič – Vrsaljko, Škriniar, Miranda, Asamoah – Gagliardini (Keita, 69), Brozović, João Mário (Lautaro, 76) – Politano (Borja Valero, 57), Icardi, Perišić. Entraîneur: Luciano Spalletti. Résultats et classement de la Série AP par Andrea Chazy

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