La première huile d’olive made in Soyaux !

Ce sont les 15 bouteilles d’huile d’olive les plus rares du monde. » Frédéric Cros montre fièrement la caisse contenant le nouvel or jaune de Soyaux. Le conseiller municipal est à l’origine d’une idée étonnante : faire une huile d’olive 100 % soljadicienne avec les olives des jardins de ses amis et voisins.

«Pour une fois…

Ce sont les 15 bouteilles d’huile d’olive les plus rares du monde. » Frédéric Cros montre fièrement la caisse contenant le nouvel or jaune de Soyaux. Le conseiller municipal est à l’origine d’une idée étonnante : faire une huile d’olive 100 % soljadicienne avec les olives des jardins de ses amis et voisins.

«Pour une fois, on fait quelque chose de nos olives», s’enthousiasme Nicole Berthier, l’une des coopératrices de cette aventure. D’ordinaire, «nous les laissons au sol». C’est en voyant les fruits de ces oliviers pourrir au sol que Frédéric Cros a commencé à s’interroger sur la production d’huile d’olive.

Une aventure singulière et un joli clin d’œil à Soyaux. La preuve que le climat charentais est favorable à la culture de l’olive.

« Je ne connaissais rien du processus », raconte le nouveau producteur. Il découvre qu’il faut « 7 kilos pour un litre. N’ayant qu’un seul olivier, je me suis dit que ça allait être compliqué. Il fallait se regrouper. » Il propose donc l’idée à ses amis et voisins qu’il n’a aucun mal à convaincre.

55 kilos d’olives

La bande fait sa première récolte en août 2021 : « 55 kilos d’olives non traitées, ramassées à la main. On a récupéré aussi celles des oliviers du parc de la Jaufertie à Soyaux que l’on nous a autorisés à ramasser. » Le plus compliqué était de les avoir « mûres en même temps. Il a fallu attendre qu’elles deviennent noires. Mais nous avons tous des arbres de tailles et d’espèces différentes », révèle Christine Dalla Valle, heureuse contributrice.

Pour le pressage, l’équipe trouve le Moulin du Puits Salé à Saint-Martin-de-Ré (17). La récolte est livrée là-bas en novembre. Les olives sont pressées et embouteillées dans la foulée. Trois semaines plus tard, les récoltants et producteurs amateurs sont prévenus que l’huile est en bouteilles.

« J’étais fier en allant chercher le carton sur l’île, ne cache pas Frédéric Cros. Le moulin nous a fourni les bouteilles qu’ils bouchonnent sur place. » La bande avait sollicité l’autrice de BD charentaise Audrey Sedano pour l’étiquette. « Cela nous a coûté en tout 9 euros », note Frédéric Cros.

« Douce et fruitée »

« Le résultat est élégant », jugent les producteurs. Du verre blanc, doté d’un bouchon en liège coloré d’une cire grenat, le tout entouré par une légère ficelle. Le flacon est siglé « Appellation d’origine de Soyaux ». Pas question de commercialiser. Le produit de cette récolte est destiné à leur consommation courante.

En ce début janvier, l’heure était venue de déguster. « Les bouteilles ont reposé un mois sur les conseils du propriétaire du moulin, ce soir, c’est le moment de vérité », explique la bande, partagée entre impatience et inquiétude. « On ne sait quel goût nous allons découvrir. On a peur de trouver de l’amertume. » Verdict sur la tranche de pain : « Douce et fruitée ! », se félicitent-ils, surpris de la qualité.

Au-delà de l’originalité de ce pur produit local, il s’agit avant tout « d’une belle histoire, d’une aventure singulière et d’un joli clin d’œil à Soyaux. La preuve que le climat charentais est favorable à la culture de l’olive », confie le groupe qui compte bien poursuivre la production. « La porte est ouverte à ceux qui veulent nous rejoindre. On réfléchit même à la fabrication de jus de pommes. »

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