La mort suspecte d'un adversaire au Venezuela est troublante à paris et madrid

La mort en détention d’un conseiller municipal de l’opposition de Caracas, le 8 octobre, a fait sensation dans la communauté internationale. A Paris, l'ambassadeur du Venezuela a été convoqué jeudi 11 octobre au ministère des Affaires étrangères.

Le 5 octobre, Fernando Alban, conseiller municipal de l'opposition dans un district de Caracas, a été emprisonné. Il était accusé d'avoir participé à une attaque de drone sur le président Nicolas Maduro début août. Trois jours plus tard, les autorités vénézuéliennes ont annoncé son suicide. Une version officielle qui ne convainc pas de nombreuses capitales internationales, notamment Paris et Madrid. Une version officielle suspecte Selon Caracas, c'est la culpabilité qui a conduit Fernando Alban à mettre fin à ses jours. Le conseiller du parti Primero Justicia "a demandé à aller aux toilettes et, une fois sur place, il s'est jeté dans le vide du dixième étage", a déclaré le procureur général Tarek William. Ceci est la version officielle fournie par le régime chaviste. Mais vu le climat politique extrêmement tendu qui règne au Venezuela, où la répression s'est considérablement durcie depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Maduro en 2013, cette version est jugée peu convaincante, tant à Caracas Foreigner.Également membre de Primero Justicia, ex-président Le candidat Henrique Capriles, frappé en 2013 par Nicolas Maduro, a dénoncé "l'entière responsabilité du régime". "Ceux d'entre nous qui connaissaient Fernando savent qu'il n'aurait JAMAIS été capable d'agir contre sa propre vie", a-t-il également tweeté. Au Venezuela, l’Église dénonce la répression de Maduro. La communauté internationale demande une enquête. Dans un contexte de tension, la communauté internationale n'a pas tardé à réagir, soit en exigeant que la vérité soit faite sur cette affaire, soit en condamnant Caracas. Notant "des informations contradictoires sur ce qui s'est passé", le Haut Commissariat aux droits de l'homme a appelé à une "enquête transparente pour clarifier les circonstances de son décès" dès mardi. une partie du groupe de Lima, formé en 2017 en réaction à la crise vénézuélienne. Dans une déclaration signée par 11 des 14 pays membres, le groupe demande à Caracas de mener une enquête "indépendante approuvée par la communauté internationale". C’est à Washington que le ton est plus ferme: les États-Unis ont condamné mercredi 10 octobre l’implication du régime de Maduro dans la mort du conseiller de l’opposition vénézuélien Fernando Alban, a déclaré le communiqué de la Maison Blanche. Des pays d’Amérique latine en appellent au gouvernement vénézuélien accepter les aides humanitaires: le ministère des Affaires étrangères en appelle à l'ambassadeur du Venezuela Après avoir exercé des pressions au plan international en faveur d'une enquête, la France a rappelé jeudi 11 octobre à la France "qu'il est de la responsabilité de chaque Etat de garantir l'intégrité physique et la santé. détenus ". Ce même jour, l'ambassadeur du Venezuela à Paris a été convoqué auprès du ministère français des Affaires étrangères. Les relations entre Paris et Caracas sont tendues, d'autant plus que la France a soutenu, fin septembre, l'initiative prise à l'ONU par le Canada et cinq pays latino-américains. Les pays américains (Argentine, Chili, Colombie, Paraguay et Pérou) vont demander à la Cour pénale internationale de mener une enquête sur de possibles crimes contre l'humanité commis par Caracas.Si Madrid ne l'imitait pas à Paris, le ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Borrell a déclaré jeudi que la mort de Fernando Alban fait référence aux dernières années de la dictature franquiste en Espagne lorsque les répondants "ont sauté par la fenêtre".

Gilles Biassette

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