La Fourme de Montbrison enchaîne les distinctions

« Où s’arrêtera la Fourme de Montbrison ? Franchement, confie Christophe Bazile, le maire de la ville, je ne sais pas. » Il s’explique : « Après l’AOC, après l’AOP, voici que son savoir-faire entre à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel (PCI) de la France. Une reconnaissance historique », lance-t-il encore pour la sous-préfecture du Forez.Cette inscription, officialisée par le ministère de la Culture le 5 novembre, couronne en effet le travail de dizaines de générations, sur des sites remarquables et selon des procédés clairement identifiés. La fourme est née au XVIIe siècle, mais grâce aux labels nationaux qu’elle obtient ces dernières années, elle renaît au monde aujourd’hui.
N’oublions pas en effet que les PCI sont liés par convention à l’UNESCO.Un seul autre fromage récompenséLa ville de Montbrison, la communauté urbaine Loire-Forez, les communes de Sauvain et de Saint-Bonnet-le-Courreau (où se trouvent les unités de production) et les offices de tourisme, tous tenaient à saluer vendredi soir l’événement, en rappelant qu’un seul autre fromage, le Salers AOP, a obtenu cette suprême récompense.
Mais les deux personnes les plus heureuses et fières étaient sans aucun doute Hubert Dubien, le président du syndicat de la Fourme, qui ne peut qu’en imaginer encore « l’impact commercial », et Gérard Bonnaud, président des Sites Remarquables du Goût de Montbrison Hautes Chaumes qui a soutenu la candidature auprès des instances responsables.Un dossier qui a pris moins de deux ans pour aboutir. Un autre record !M.G.

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