La Côte-Saint-André. Un lieu, une histoire : la rue Salomon

Au XIXe siècle, un pressoir à huile était en activité en bas de la rue du Lion-d’Or. De la famille Guillot qui l’exploitait, la postérité ne retiendra que le nom de leur fils, Marius Salomon, dont le nom figure sur la plaque d’une rue du quartier où il a grandi.

Comme tout fils de famille bourgeoise, Marius, né en 1843, avait commencé à étudier au couvent des Récollets tout proche. Puis avait, sans montrer grand intérêt, poursuivi ses études, à Lyon puis à Paris. Avant de rejoindre l’entreprise familiale, de se marier et de continuer en parallèle, à s’adonner à sa passion pour la musique.

Il apprenait alors le violon et le chant, participait à la formation de la Société Philharmonique. Et en tant que ténor, commençait à se faire un nom sur les scènes régionales. Son destin bascule lorsque, remarqué à Marseille, il est présenté au directeur de l’Opéra de Paris qui l’embauche.

Un premier grand rôle dans “Guillaume Tell”

Il a 30 ans, entame une formation musicale, choisit le pseudonyme de Salomon, en référence au nom “Les Salomones” de la propriété familiale. Et obtient son premier grand rôle dans le “Guillaume Tell” de Rossini. Il enchaînera alors les rôles-titres, deviendra le ténor le plus prisé du public parisien.

Jusqu’à ce que des ennuis de santé le contraignent à stopper sa carrière et à enseigner le chant, quasiment jusqu’à son décès en 1916. Membre du comité pour l’érection d’une statue de Berlioz dans sa ville natale, Marius Salomon était présent à son inauguration le 28 septembre 1890. Il déclama le poème de Jean Celle dédié au compositeur.

Previous

Une nouvelle décision de justice restreint davantage la pêche commerciale en aquarium à Hawaï

Facebook rachète la startup Kustomer – Novinky.cz

Next

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.