La clinique Kenval-Kennedy de Nîmes dispose de la technologie PlasmaJet pour traiter l’endométriose

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Une femme sur dix souffre d'endométriose en France, une maladie gynécologique chronique. C'est un développement de la muqueuse interne de l'utérus, dans d'autres domaines tels que la vessie, le tube digestif ou le vagin. L'endométriose entraîne des règles douloureuses, parfois des difficultés pour aller aux toilettes. Les femmes souffrent aussi pendant les rapports sexuels. Une maladie qui existe depuis toujours mais dont on parle beaucoup depuis que les stars ont révélé qu’elles avaient souffert. C'est notamment le cas de "La plus belle vie" de l'actrice Laetitia Milot. "Cela peut prendre plusieurs années avant qu'un diagnostic ne soit posé car toutes les femmes qui ont des règles douloureuses ne souffrent pas nécessairement d'endométriose", explique le Dr Grégory Triopon, chirurgien gynécologique à la clinique Kenval-Kennedy à Nîmes.

Conséquences de l'endométriose: douleur et risque d'infertilité

Les femmes consultent souvent vers l'âge de 25 ans parce qu'elles souffrent de douleur chronique ou vers l'âge de 30 ans lorsqu'elles suivent un traitement contre l'infertilité. La plupart des patients sont opérables mais ces opérations peuvent parfois avoir des conséquences pour les femmes qui peuvent ne plus être en mesure d'avoir des enfants. On leur propose souvent de prélever et de congeler leurs ovocytes.

PlasmaJet, une nouvelle technologie pour traiter l'endométriose

A Nîmes, la clinique Kenval-Kennedy vient d’acquérirune nouvelle technologie, PlasmaJet®, beaucoup moins invasif pour séparer l’endomètre du reste des tissus. L'utilisation du plasma comme énergie réduit considérablement le risque d'atteindre les tissus sains.

"Le plasma est une combinaison de trois énergies: lumière, souffle et chaleur, le point le plus important en électrochirurgie est de ne détruire que ce que vous voulez. L'avantage est de préserver la fertilité du patient."

La clinique Kenval-Kennedy est le seul hôpital du Gard à utiliser cette nouvelle technologie. Trois patients ont déjà bénéficié. L'opération, qui se déroule sous laparoscopie, dure moins longtemps. Les suites post-opératoires sont moins nombreuses. Les patients ont beaucoup plus susceptibles de tomber enceinte après l'opération.

Une technique beaucoup moins invasive - Radio France
Une technique beaucoup moins invasive © Radio France
Sylvie Duchesne

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