La Banque du Canada signale que des hausses de taux pourraient survenir plus tôt que prévu

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OTTAWA, 27 octobre (Reuters) – La Banque du Canada a annoncé mercredi qu’elle pourrait relever les taux d’intérêt trois mois plus tôt que prévu et a averti que l’inflation resterait supérieure à l’objectif pendant une grande partie de 2022, en raison de la hausse des prix de l’énergie et des goulots d’étranglement de l’offre.

La banque centrale a maintenu son taux directeur au jour le jour à 0,25%, comme prévu, et a déclaré qu’elle mettait fin à son programme d’achat d’obligations, citant la croissance économique robuste du Canada, les taux élevés de vaccination contre le COVID-19 et les solides gains d’emplois.

“L’économie canadienne connaît à nouveau une croissance robuste”, a-t-il déclaré dans son rapport trimestriel sur la politique monétaire. “La Banque s’attend maintenant à ce que le ralentissement économique soit résorbé au cours des trimestres intermédiaires de 2022.”

Il a ajouté que ce calendrier était “plus incertain que d’habitude”, en raison des défis de la réouverture d’une économie encore affectée par COVID-19.

“Il n’y a vraiment pas besoin d’une politique monétaire ultra-stimulante à ce stade”, a déclaré Doug Porter, économiste en chef de BMO Marchés des capitaux. “Nous nous attendons maintenant à ce qu’ils commencent à augmenter leurs taux en juillet de l’année prochaine, et nous chercherions des hausses d’un quart de point par trimestre civil.”

Les marchés monétaires voient désormais la première hausse des taux arriver en mars, par rapport à avril avant l’annonce.

RÉCUPÉRATION COMPLÈTE

Le dollar canadien s’échangeait de 0,5% en hausse à 1,2327 pour le billet vert, ou 81,12 cents US, tandis que le rendement à 2 ans a atteint son plus haut niveau depuis mars 2020 à 1,147 %, avant de plonger à 1,073%, en hausse de 20,6 points de base sur la journée.

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La Banque avait précédemment prévu qu’une reprise complète se produirait au cours du second semestre 2022 et qu’elle maintiendrait les taux aux niveaux actuels jusqu’à ce que cela se produise.

Mais une croissance plus lente associée à des perturbations de la chaîne d’approvisionnement suggèrent que l’écart de production est plus étroit qu’on ne le pensait auparavant, a déclaré la banque. Mercredi, la banque centrale a réduit les perspectives de croissance économique du Canada cette année à 5,1 %, contre 6,0 % dans ses prévisions de juillet.

L’inflation globale devrait rester au-dessus de sa fourchette de contrôle de 1% à 3% plus longtemps que prévu, a déclaré la banque, se rapprochant de l’objectif à la fin de 2022. Elle prévoyait une inflation de 4,8% au quatrième trimestre de cette année, se rapprochant de 2,1 % au quatrième trimestre 2022.

“Ces révisions à la hausse reflètent les impacts plus importants et plus durables des contraintes d’approvisionnement ainsi que des prix de l’énergie plus élevés”, a-t-il déclaré.

Ces goulots d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement devraient être en grande partie résolus d’ici la fin de l’année prochaine, a-t-il déclaré. La forte demande étrangère devrait entraîner une solide reprise des exportations, tandis que les investissements des entreprises en dehors du secteur pétrolier et gazier devraient augmenter à mesure que les contraintes d’approvisionnement s’atténuent.

La Banque a déclaré que le programme d’achat d’obligations qui a été utilisé pour endiguer les retombées économiques de la pandémie de coronavirus passera désormais à la phase de réinvestissement, où elle n’achètera que suffisamment d’obligations du gouvernement canadien pour remplacer celles qui arrivent à échéance.

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L’achat d’obligations prendra fin le 1er novembre et la fourchette cible pour le total des achats se situera initialement entre 4 milliards de dollars canadiens et 5 milliards de dollars canadiens par mois.

Reportage de Julie Gordon et David Ljunggren à Ottawa; Rapports supplémentaires de Steve Scherer, Fergal Smith et Nia Williams ; Montage par Paul Simao et David Holmes

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