journée de mobilisation exceptionnelle des personnels soignants

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Le gouvernement va présenter un nouveau plan, d’ici à la fin du mois de novembre. Les personnels soignants se mobilisent jeudi pour «sauver l’hôpital public».

Par François Béguin, Cédric Pietralunga et Audrey Tonnelier Publié aujourd’hui à 05h37, mis à jour à 06h26

Temps de Lecture 5 min.

Manifestation d’urgentistes, à Paris, le 26 septembre.
Manifestation d’urgentistes, à Paris, le 26 septembre. SAMEER AL-DOUMY / AFP

Opérations non urgentes déprogrammées, cours rapportés dans les facultés de médecine, grande manifestation à Paris… «Sauver l’hôpital public» pourrait être d’ampli inédite depuis une dizaine d’années. Parmi les revendications des manifestants: une augmentation immédiate de 300 euros nets de tous les salaires, l’arrêt des fermetures de lits d’hospitalisation et l’abandon de la tarification majoritaire à l’activité.

Si cette journée de mobilisation fédère autant d'acteurs du monde hospitalier, réunis aussi des syndicats de médecins que la conférence des facultés de médecine, c'est parce que le malaise qui couvait depuis des années à l'hôpital public ces derniers mois une nouvelle ampleur. En de nombreux endroits du territoire, le système craque.

Une ville comme Mulhouse se retrouve sous la menace d'une fermeture d'urgence. La maternité de Tourcoing est contrainte de suspendre les accouchements, faute d’obstétriciens. Plus de 900 lits sur 20 000 sont fermés dans les 39 établissements français de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), the «ship amiral» of the public, from 500 plus vacants faute de candidats.

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«Il y a trois ans, c’était un problème moral que les infirmières ont également changé.» Si ça se transforme en crise aujourd’hui, c’est parce que c’est une difficulté à recruter et à faire tourner les services », explique Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP.

Cette perte d’attractivité ne se limite pas à l’Ile-de-France. La quasi-totalité des établissements de soins de santé (97%) rencontrait des difficultés de recrutement, selon une enquête effectuée par la Fédération hospitalière de France (FHF). «Il y a de vraies tensions avec les postes que l'on ne compte pas arriver à pourvoir», assure Frédéric Valletoux, président de la FHF, qui dénonce un «Sous-financement organisé de l’hôpital».

Chez les acteurs du monde hospitalier, on cherche à alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur la gravité de la crise. «This is is not is a be a new life», préviennent, mercredi 13 novembre, dans une tribune publiée dans Le Monde, 70 des 78 directeurs médicaux des départements médico-universitaires de l’AP-HP. «La situation est critique»Noël Garabedian, président de la commission médicale de l’établissement de l’AP-HP, Parlement des médecins du groupe hospitalier.

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