Jean-Marc Sene, médecin du sport à Lucé : “L’activité physique est essentielle”

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Créateur de l’unité de médecine du sport des Hôpitaux de Chartres, médecin de l’équipe de France de judo, le Lucéen Jean-Marc Sene, frère de l’ancien adjoint en charge des sports à Lucé, est à la présentation du documentaire Maux de ventre, ça va mieux docteur ! diffusé sur France 5, ce mardi.

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Quel souvenir gardez-vous de votre enfance lucéenne ?

Un très bon souvenir. Je suis né à Lucé et j’y ai grandi. J’ai fait mon lycée à Chartres et je suis même revenu après mes études de médecine. J’ai encore de la famille ici. Je reviens avec plaisir. C’est ma terre natale, je suis un vrai Beauceron.

“C’est beaucoup plus simple de surveiller les jeux Olympiques que les petites compétitions”

Vous avez créé au début des années 2000 une unité de médecine du sport aux Hôpitaux de Chartres. Quelle est la genèse de cette création ?

C’était une innovation. Très tôt, au début de ma carrière, j’ai compris que l’activité physique était essentielle pour traiter de nombreuses pathologies. À l’époque, on n’en parlait pas autant. Avec cette unité, Chartres innovait. On avait mis en place la prescription d’activités physiques. Les autorités locales ont vite compris qu’il y avait un intérêt.

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Pourquoi vous êtes vous lancé dans la médecine du sport ?

J’adore le sport. C’est un domaine dans lequel je m’épanouis. J’ai donc essayé d’allier ces deux passions. Quand je me suis rendu compte que c’était possible, j’ai trouvé ça formidable.

Comment devient-on médecin du sport ?

J’ai commencé en surveillant des compétitions à Senonches, Illiers-Combray, Nogent-le-Rotrou ou encore Barjouville. J’y ai énormément appris. Parfois, quand je surveille les jeux Olympiques, j’y pense encore. J’ai appris l’essentiel dans ces lieux. Et c’est beaucoup plus simple de surveiller les jeux Olympiques et Teddy Riner que ces petites compétitions. J’ai travaillé au comité départemental d’Eure-et-Loir de judo et en 2003, à la Ligue du Centre. J’ai laissé un bon souvenir à la fédération française de judo, qui m’a relancé au moment de constituer le pôle médical de l’équipe de France de judo. J’ai relevé ce challenge avec plaisir. Là-bas, j’ai connu des heures de gloire extraordinaires.

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“Avec ces émissions, je retrouve cet aspect de transmission”

Depuis quelques années, on peut vous voir à la télévision, notamment à la présentation du Magzine de la santé sur France 5…

« C’est un pur hasard ! Cela a été possible grâce à des rencontres où l’on a remarqué que je m’exprimais bien devant la caméra. Et j’aime beaucoup transmettre aux gens. C’est quelque chose qui me ramène aux années où j’enseignais à la faculté. Avec ces émissions, je retrouve cet aspect de transmission. Je prends beaucoup de plaisir, à l’image du documentaire Maux de ventre, ça va mieux docteur !, qui sera diffusé le 20 octobre sur France 5. »

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Quel est le sujet de ce documentaire ?

« Ce programme soulève un problème clef : les maux de ventre, qui touchent un Français sur deux. Il est possible de les vaincre sans médicaments. Simplement en modifiant ses habitudes alimentaires. Dans ce documentaire, les protagonistes seront accompagnés des champions Alain Bernard (champion olympique du 50 m nage libre en 2008 à Pékin, NDLR) et Sarah Ourahmoune (médaillée d’argent de boxe aux jeux Olympiques de Rio en 2016, NDLR). On les accompagne du mieux possible en leur donnant des recettes de changement, que les téléspectateurs pourront utiliser. J’ai participé à ce documentaire pendant quatre mois avec grand plaisir. »

Jéraud Mouchet
[email protected]

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