Hong Kong arrête 11 personnes pour une tentative d’évasion d’un bateau à Taiwan

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Le groupe de militants, connu sous le nom de Hong Kong 12, a été capturé par les autorités chinoises en mer en août et détenu au secret pendant des mois; 10 ont été condamnés en décembre par un tribunal chinois à des peines de prison allant de sept mois à trois ans. Les deux autres, tous deux mineurs au moment de leur tentative d’évasion, ont été renvoyés à Hong Kong et restent en détention.

Le balayage des 11 supplémentaires jeudi lors d’un raid d’avant l’aube a souligné un climat de peur grandissant depuis que Pékin a imposé en juin une loi sur la sécurité nationale qui restreignait les libertés politiques à Hong Kong. Le chef de la ville, Carrie Lam, a promis que la loi serait utilisée contre un “très petite minorité»De personnes, mais les autorités ont largement exercé leurs nouveaux pouvoirs, arrêtant plus de 100 personnes depuis lors, y compris d’anciens législateurs, des militants modérés et d’autres dans les rangs de la société civile.

Parmi les détenus jeudi figurent un avocat, Daniel Wong Kwok-tung, qui est également conseiller de district, un élu local. Wong, qui a aidé de nombreux manifestants arrêtés lors de manifestations antigouvernementales en 2019, a également a fondé un restaurant à Taiwan qui emploie des Hongkongais qui y vivent en exil. Un musicien, Rono Fok, était également parmi les personnes arrêtées.

Des agents de la sécurité nationale ont procédé aux arrestations, selon des publications sur les réseaux sociaux et des amis des personnes détenues, mais la police n’a pas encore précisé si les crimes allégués relevaient de la loi sur la sécurité.

Des personnes précédemment arrêtées en vertu de la loi sur la sécurité et d’autres détenues pour des infractions politiques dans la ville se sont vu confisquer leurs passeports, les autorités s’inquiétant de l’influence du nombre croissant de Hongkongais en exil à l’étranger.

Des craintes quant à la portée de la loi sur la sécurité, qui cible les infractions au libellé large comme la sécession, la subversion, le terrorisme et la collusion étrangère, ont incité les restaurants à retirer les affiches pro-démocratie et les militants à dissoudre leurs groupes ces derniers mois. Dans le sillage de la loi, certains habitants de Hong Kong ont quitté la ville, craignant d’être persécutés. Certains arrêtés pour des crimes politiques n’ont pas été mis en liberté sous caution et vivent sans statut juridique officiel dans les pays occidentaux et à Taiwan.

D’autres, dont les 12 qui ont tenté de s’enfuir par bateau, ont essayé d’autres moyens d’évasion car la police avait déjà confisqué leurs passeports et documents de voyage.

En réponse à la répression, les pays occidentaux ont tenté d’officialiser les voies d’accès à la résidence et à l’asile pour les personnes fuyant Hong Kong, notamment la Grande-Bretagne, ancien dirigeant colonial de Hong Kong.

Le gouvernement britannique a offert l’année dernière une avenue à quelque 3 millions de résidents de Hong Kong en permettant aux Hongkongais qui détiennent un Passeport national britannique (outre-mer), vestige de l’époque coloniale, pour obtenir la résidence au Royaume-Uni et éventuellement la citoyenneté.

La mesure BNO entrera en vigueur plus tard ce mois-ci. Des personnalités pro-Pékin à Hong Kong ont appelé la Chine à prendre des mesures réciproques punir ceux qui partent, y compris les forcer éventuellement à renoncer à la citoyenneté étrangère.

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