Golf - EPGA - Julien Guerrier : "J'tente'attaque tout le temps."

Golf - EPGA - Julien Guerrier : "J'tente'attaque tout le temps."

Golf EPGA

Publié sur jeudi 22 février 2018 à 10:30

la Troisième de la NBO Oman Ouvert, Julien Guerrier commence d’une manière idéale de sa saison sur le Tour européen. Six ans après sa dernière apparition dans l’élite, la rochelle est de retour avec de nouvelles armes : son entraîneur Jean-François Lucquin, de son désir d’effectuer et de son petit garçon qui est né l’année dernière.

Golf - Tour Européen - Julien Guerrier et son caddy Brian Shezi, le NBO Oman Ouvrir. (Tournée européenne)

Julien Guerrier et son caddy Brian Shezi, le NBO Oman Ouvrir. (Tournée Européenne)

Julien, parlez-nous de votre bonne semaine à Oman ?

j’ai réussi à faire quatre tours de vraiment solide. Même si je n’ai pas beaucoup joué ces derniers temps, cela fait quelques semaines que j’ai joué, mais les résultats n’étaient pas à l’image de mon jeu. Là, ça m’a un peu plus de sourire. Surtout sous la pression, où j’ai réussi à garder la maison pendant que certains gars ont grimpé en flèche. Je connaissais bien le cours (le AlMouj Golf, l’ancien théâtre de la finale du Challenge Tour, ndlr), qui a joué en ma faveur. Oman, c’est un endroit où je me sens assez bien. Disons que tout était réuni pour faire une bonne performance.

vous Vous êtes réveillé le dimanche matin dans la peau du leader. Comment avez-vous abordé le dernier tour de piste ?

Forcément stressé, plus que d’habitude (rires). J’ai essayé de marcher aussi lentement que possible pour essayer de me détendre au maximum. Mais étrangement, quand je suis arrivé sur le tee du 1, je n’étais pas plus stressé que ça. J’étais ce, je me sentais bien. Au début, j’étais proche de l’drapeaux, mais je n’ai pas mis les putts. Après, j’ai été un peu plus loin, donc il était difficile de faire des birdies. J’ai fait un premier bogey au 9, puis-je faire un super coup de pied mais le ballon part dans flyer. Donc, ça me laisse une puce est très compliqué, et je fais bogey. Derrière elle, je m’excite un peu à l’interne et j’ai fais une erreur de concentration. À 10, je fais un mauvais coup qui me laisse dans une nouvelle situation difficile, et qui m’amène à un autre bogey.

Et puis, vous êtes révoltés par enquillant trois birdies sur votre fin du jeu…

Exact ! Après ces deux bogeys, j’ai essayé de le mettre en mouvement. Il doit être cool, patient avec ce jeu. Si vous commencez à vous exciter et de vouloir rattraper votre retard, c’est où l’on passe de +2 à +5, et que vous avez terminé quinzième de sorte que vous avez une bonne semaine. Tenter de rattraper le coup, ce n’est pas la bonne stratégie. Surtout quand à côté, tu as Joost Luiten, qui joue très, très bien et que vous ne faites pas les choses faciles, parce que vous voulez obtenir le même nombre de coups roulés, mais vous pouvez voir que cela ne fonctionne pas forcément. Je me suis donc armé de patience, j’ai réussi à faire glisser les roulés à la fin, et mon jeu était de mieux en mieux dans la partie. J’ai encore un peu de travail, et il s’est senti à ce niveau du jeu et de la compétition.

“aujourd’hui, dans le golf moderne, il n’a pas d’importance si vous n’deux 80.”

Un podium après seulement trois départs sur le circuit cette saison. Avez-vous changé votre façon de voir les tournois ?

(de la pensée) je suis assez terre-à-terre, je ne suis pas le gars qui va s’énerver et de croire que je suis arrivé. Dans ce sport, nous le savons tous trop bien : dès que vous pensez être arrivé, il prend une grosse claque dans la gueule qui nous donne les pieds sur le sol. Maintenant, j’essaie d’attaquer tout le temps. Pas nécessairement tous les drapeaux, mais être beaucoup plus agressif, en me disant que miss les coupes n’est pas une fin en soi. Il est préférable de faire trois coupes des ratés et un podium ou une victoire, que de passer quatre coupes et signe quatre top 40. C’est un peu ma vision de golf d’aujourd’hui. Avant, quand je suis passé pro, il a eu à faire avec quatre scores et ne manquez pas un coup de feu. Aujourd’hui, dans le golf moderne, il n’a pas d’importance si vous n’deux 80. Il y a un tournoi la semaine d’après, donc pas besoin de tout remettre en question.

vous Vous entraînez avec Jean-François Lucquin au cours de la dernière année. Comment travaillez-vous ensemble ?

j’ai décidé de faire une cinquante jours avec lui cette année, il est d’environ six ou sept tournois. La première est cette semaine, il est avec moi au Qatar. Le mot entre nous deux, c’est la simplicité. Nous nous entendons très bien, nous voyons les choses de la même façon. Souvent, quand il dit une chose, c’est ce que je voulais dire à lui et vice versa. Nous sommes sur la même longueur d’onde. Ce qui est génial, c’est qu’il est simple. Et c’est souvent les choses les plus simples qui fonctionnent.

Quel était votre état d’esprit après votre cut manqué à l’Afrique du Sud de l’Ouvrir, pour votre premier tournoi de début janvier ?

(coupe) j’ai bien joué en Afrique du Sud, j’ai très bien joué en Australie (33e de Perth), mais j’ai été faire des erreurs de concentration, parce que je n’avais pas de jeu. Je manque parfois de coups de feu parce que je ne suis pas assez concentré, je ne suis pas un robot, soit (rires). Pour ne rien cacher, c’était pas facile de se dire : “je suis arrivé sur le Tour, je joue parfait et j’ai manqué le cut d’un point”. Et je ne parle pas de la victoire de la coupe ! Et puis je me dis, mais ce que je peux faire de plus ? Jeff (Lucquin) m’a dit : ne vous excitent pas, il fonctionne, c’est votre travail, il va tourner.

33 Avec 119 442 points accumulés, Julien Guerrier est 33e à la Race to Dubai. “Mais rien n’est fait, dit-il. Ça va être autour de 400 000 à garder sa carte. Il est nécessaire de continuer à bien jouer.”

“Quand vous êtes un papa, ça change beaucoup de choses.”

C’est après la fin de l’année 2017 compliquée, d’où vous avez manqué le premier tournois de la Tournée…

En fait, j’ai dû commencer à Hong Kong (fin novembre), mais j’ai été opérée de l’appendicite, deux jours avant, sur-le-champ. Déjà, au Kazakhstan Ouvert à la fin du mois de septembre, j’ai été hospitalisé et les médecins pensaient que c’était une colique néphrétique. J’avais des examens et qu’il était “parti”, ils ont mis ça sur le dos d’une colique. En fait, j’ai eu l’appendicite, et pendant deux mois, il a été un peu mis en sommeil. Et juste avant d’aller à l’Australie, les problèmes se sont retournés : j’ai bloqué le dos et j’ai eu une grosse inflammation dans le bas de son dos. Enfin, il ne me dérange pas de jouer au golf, mais plutôt de mettre les chaussures dans le matin (rires). Je vais enchaîner Qatar, le Tshwane Open et l’Inde, au début du mois de mars. Après, j’ai trois semaines de congé.

Sera le père de famille, il change un golfeur ?

(Rires) Bonne question ! Lorsque vous êtes un papa, ça change beaucoup de choses. Ils sont avec moi ici au Qatar. C’est le bonheur, il n’mettre les choses en perspective. Lorsque vous effectuez un fantôme, ce n’est plus la fin du monde. Comme notre entreprise, nous avons tendance à tout remettre en cause, alors que ce n’est qu’un jeu. Il est nécessaire de garder ce plaisir des amateurs quand ils jouent. Avoir un enfant, il ne fait relativiser beaucoup de choses.

l’intégralité de l’Interview à retrouver dans Pratique n°25, disponible à la mi-mars en kiosque.

Rémi Rivière

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