Florian Thauvin, l'opportunité manquée - League of Nations 2018-2019 - Football

Dans le monde des sélections, il faut savoir saisir avec les mains tendues. Une carrière internationale peut être joué sur n'importe quoi. Encore plus qu'en club. En sélection, les occasions de montrer ne sont pas légion. Florian Thauvin le sait bien. Et il doit y penser après cela France – Islande (2-2). Cela doit même le déranger sérieusement. Sa première apparition dans la formation de départ des Blues a en effet été marquée par le sceau de la déception.

Pendant les 59 minutes qu'il a passées sur la pelouse de Roudourou, Thauvin a semblé être sous pression. Certes, il était disponible sur son aile droite. Tentative de déverrouiller cette équipe de France rénovée. Mais son manque de spontanéité a sauté aux yeux. En conséquence, il a présenté un gaspillage technique inhabituel, avec pertes de billes et approximations. S'il a failli sauver son match d'un coup puissant qui s'est approché de la barre transversale après la reprise (52), il n'a pas réussi à se libérer.

Bien entendu, un sentiment prévaut après ce premier mandat: l’impression qu’il a manqué sa chance. Encore une fois dans les gros rendez-vous. Donc, les mêmes débats vont revenir. Sur ses limites. Impressionnant la saison dernière (26 buts et 18 passes décisives toutes compétitions confondues), Thauvin, qui affiche toujours de bonnes statistiques cette année avec l’OM sans être excellent dans le jeu (7 buts et 2 passes décisives en L1), a la réputation de ne pas être à la hauteur les attentes des grandes équipes. De toute évidence, on peut encore douter de sa capacité à élever son niveau lors d’événements majeurs. Quand l'air est rare. Et que tous les projecteurs sont concentrés sur lui.

"Il rencontre un match où l'équipe n'est pas très bonne aussi"

Ce match va toujours dans cette direction. Si ce n'était "que" l'Islande en tête, on parle toujours de l'équipe de France. Demandez à tous les internationaux, ce n’est pas la même histoire de jouer avec le coq sur la poitrine. Le poids de la chemise n'a rien à voir. Là, toute une nation vous scrute. Et peut-être encore plus quand il s'agit de l'entraînement de champion du monde, où il faut le prouver.

Cependant, ne le condamnez pas après cette rencontre amicale. Déjà, il ne faut pas oublier le contexte. Si l'Islande ne laissait pas beaucoup d'espace, Thauvin n'était pas aidé par le choix de Didier Deschamps de procéder à la refonte de son onze. Bien sûr, il est moins facile d’exprimer quand le collectif s’effondre. "C'est arrivé à d'autres moments, à un autre moment, et il a rencontré un match où l'équipe n'est pas très bonne aussi. Cela entre dans un contexte collectif", a-t-il déclaré. défendait Didier Deschamps. Il y a aussi l'attente qui pourrait peser.

Champion du monde cet été en costume de coiffeur, "Flotov" n'avait que 32 minutes dans les jambes avec le maillot bleu dans le dos avant ce match à Guingamp. Il savait qu'il était attendu pour ce premier mandat. Et s’il est habitué à faire pression sur Marseille, il en a bien souffert jeudi. Ça arrive. Les joueurs ne sont pas des machines. Son talent, son âge (25 ans) et son attitude envers les Bleus le poussent toutefois à lui donner une chance. "Ils n'étaient pas dans les meilleures conditions par rapport à l'attitude générale de l'équipe", explique Deschamps en parlant du Marseillais et d'Ousmane Dembélé. "Cela va pour eux et pour les autres joueurs aussi", confirme DD, déterminé à protéger les Marseillais. Mais la prochaine fois qu'il tend la main, Thauvin a tout intérêt à l'attraper. Il le sait bien. Et c'est peut-être le problème.
.

Leave a comment

Send a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.