Bourse en repli : Milan en tête des pertes, tensions sur les taxes et inquiétudes géopolitiques
Paris, le 10 octobre – La semaine boursière européenne se termine dans le rouge, plombée par des inquiétudes croissantes concernant les taxes douanières et l’instabilité politique en France. Milan a enregistré la plus forte baisse, avec un recul de 2,8%, suivi par Amsterdam (-2,2%) et Paris (-2%), toujours affecté par les incertitudes liées à la formation d’un nouveau gouvernement.
Les places financières de Francfort (-0,5%), Londres (-0,7%) et Madrid (-0,7%) ont limité leurs pertes.
Automobile et pétrole sous pression
Le secteur automobile a particulièrement souffert, chutant de 9,1% en cinq séances, suite aux menaces du président américain Donald Trump d’imposer de nouveaux droits de douane sur les produits chinois. Stellantis a perdu 5,1% à Milan,tandis que Ferrari a subi une baisse encore plus marquée de 19,4% après des prévisions décevantes pour 2030 dévoilées lors de sa journée dédiée aux marchés financiers.
Les compagnies pétrolières ont également été touchées par la chute des prix du pétrole brut (Brent -2,1% et WTI -2,6%), conséquence des craintes pour la croissance économique mondiale et d’un apaisement des tensions au Moyen-Orient. Tenaris a cédé 4,8%.
Défense et services publics : des fortunes diverses
la trêve à Gaza a pesé sur les valeurs de la défense,Leonardo perdant 5,2%. À l’inverse, le secteur des services publics a affiché de bonnes performances, avec Italgas en tête (+4,8%), suivi de Terna (+2,9%) et Snam (+2,3%). Buzzi Unicem a également progressé (+4,6%) grâce à un roadshow réussi à Londres. Unipol a gagné 2,5% sur fond de spéculations concernant un possible partenariat en bancassurance avec Unicredit.
Euro en baisse, or en hausse
Sur le marché des changes, l’euro a reculé de 1% sur la semaine, fragilisé par la crise politique française. L’or, considéré comme une valeur refuge, a profité de cette incertitude pour atteindre de nouveaux sommets, gagnant 2,8%.
Contexte et perspectives
Ces fluctuations témoignent de la sensibilité des marchés financiers aux développements géopolitiques et aux politiques commerciales.Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine,ainsi que l’instabilité politique en Europe,continuent de peser sur la confiance des investisseurs.L’évolution des prix de l’énergie et des taux de change reste également un facteur clé à surveiller. Les investisseurs restent attentifs aux indicateurs économiques et aux décisions des banques centrales pour anticiper les prochaines tendances du marché.
