Étudiants handicapés: la grande colère de Ruffin contre la majorité

Les députés LREM présents jeudi dans l'hémicycle ont senti que cela passait. Deux minutes de soufflerie au pistolet-mitrailleur par François Ruffin furibard. "Vous n'avez aucune honte? Honte à votre paresse, honte à votre sectarisme? leur envoya les élus (insubordonnées de la France) de la Somme. A propos de la situation des aidants avec des étudiants handicapés (AESH), la parlementaire a rappelé: "Pour changer cela, quelle proposition de loi avez-vous faite? Rien, aucun. Et le ministère, quel projet de loi? Rien, aucun." La colère vient au moment de l'examen d'une proposition de loi pour "Inclusion des étudiants handicapés". Cependant, la majorité avait prévu de voter une soi-disant motion "Rejet préalable". Une procédure de coupure qui vous permet d'arrêter le débat: nous nous en tenons à la discussion générale et nous passons l'examen des articles piégés.

"Vous bloquez complètement le débat, vous l'interdisez. J'espère que le pays ne vous pardonnera pas, Ruffin bafouille au micro. Qui donne à sa personne pour défendre un projet de loi dont il n'est pas encore l'auteur. Inscrite par la droite dans le cadre de son "Niche parlementaire", le texte est signé par le lot LR LR Aurélien Pradié et vise à améliorer la situation de ces professionnels en créant un statut unique "Du soutien à l'éducation inclusive", mieux payé. Pour Ruffin, cette proposition de son "Collègue à droite" – "moi, dit Ruffin, Je me fiche de savoir si c’est bien, centre, sud, est, ouest "- certainement "Améliorable de manière significative". Mais il a le mérite de braquer les projecteurs sur ces "Des milliers de femmes accompagnent des enfants handicapés dans les écoles, sous-payés, avec des contrats ultra-précaires".

"Lève la main au rythme de Playmobil"

Cependant, en commission, la semaine dernière, tous les groupes ont déposé des amendements pour le corriger, à l'exception du LREM ou du Modem. Sinon deux petits amendements pour supprimer un article signé par un député LREM. "Vous êtes 300 et pas d'amendements. Vous étiez content de voter dans un troupeau, de voter contre, contre, contre, de lever la main au rythme de celui de Playmobil"L'Enguirlande le député d'Amiens. Sur son banc de reporter, Aurélien Pradié, au large sourire, a applaudi son ami allié pendant une journée. Lui-même avait dit, peu de temps auparavant, "Abasourdi par l’attitude de mépris, l’attitude expéditive, l’attitude clanique avec laquelle les députés de la majorité ont abordé ce sujet essentiel".

Le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, a rétorqué que si le texte LR incluait "Éléments intéressants"les voies étaient déjà incluses dans les lois ou explorées par le gouvernement, faisant notamment référence à une consultation qui devrait s'ouvrir fin octobre devant le Conseil consultatif national des personnes handicapées. Défendant son action en faveur des étudiants handicapés, le ministre a rappelé que 341 500 étudiants handicapés avaient été accueillis en septembre, "20 000 de plus que l'an dernier" évoqué un plan majeur pour transformer le métier de l’AESH engagé "À la fois humain et budgétaire". Pour améliorer le statut prévu dans la proposition de loi Pradié, Blanquer veille à ce que "C'est la feuille de route que nous nous sommes fixée" et affirme un décret publié cet été sur la formation initiale des accompagnants. "Vous verrez que les améliorations que vous espérez seront effectives en 2018 et 2019", il scintille, refusant de se laisser "Caricature comme quelqu'un qui ne verrait pas les problèmes."

"Petit numéro de Robespierre"

Reste qu'en séance publique, la majorité aurait pu laisser la discussion se dérouler et voter contre. Ils ont choisi, par la motion de rejet, de la raccourcir au strict minimum et de passer au texte suivant. "Mais nous avons eu ce débat pendant trois heures et demie en commission!" rappeler à Libération Bruno Studer, président (LREM) de la commission de la culture et de l’éducation de l’Assemblée. Il avance également le plan sur l’éducation intégratrice décidé cet été et "Mesures annoncées jusqu'à la fin de la période de cinq ans". "Ils peuvent nous faire ressembler à des godillots infâmes mais sans cœur, mais nous appliquons déjà la loi et ces mesures. Et nous, députés, assumons pour remplir notre mission d'évaluation et de contrôle de voir ce qui fonctionne ou non", affirme Bruno Studer, contrarié par la colère de Ruffin: "Nous avons le mauvais rôle alors qu'il compose son petit numéro Robespierre. Mais pour utiliser le sujet, il est dommage."

La motion de rejet préalable a été adoptée par 70 députés du LREM et du Modem, lors d'un vote au scrutin public, dont les détails sont disponibles sur le site Web de l'Assemblée nationale. Ruffin a fait circuler la liste des noms sur les réseaux sociaux, en promettant à ses adversaires de la majorité "Ce vote (leur collerait dessus) à la peau comme une infamie".

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Laura Equy

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