Espionnage: Huawei a été pris dans le sac de plus ridicule des manières

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Justice série États-Unis embarrasse le constructeur Huawei. L’échange de messages montre en effet comment l’entreprise chinoise a volé un robot américain. Cela prouve aussi que pour monter une opération d’espionnage, l’email n’est pas l’outil le plus recommandé.

Quand on parle d’espionnage au niveau international, on essaie d’imaginer des agents secrets à la James Bond qui communiquent via des technologies très sophistiquées et chiffrées de manière optimale. Mais dans la vraie vie et dans l’affaire entre Huawei et les États-Unis, les faits sont bien moins épiques.

Le fabricant chinois est en fait bien transpiré par un échange de courriers électroniques avec le protocole d’accusation signé par les procureurs de l’État de Washington et relayé par Engadget. Dans cette série de messages, on peut lire comment les employés de Huawei ont planifié le vol d'un robot américain. Oui vous avez bien lu: le géant Huawei a orchestré une opération d’espionnage d’envergure… avec des emails. Nous voilà bien éloignés de l’univers de James Bond.

13 chefs d’inculpation

Mais avant d’aller plus loin, rappelons un peu le contexte. Huawei pour trois chefs d’inculpation. Il est notamment reproché à l’entreprise volante des technologies appartenant à l’opérateur T-Mobile. Ou, l’échange de mails en question nous permet d’apprendre un peu plus à ce sujet.

En mai 2012, Huawei a demandé à T-Mobile à obtenir une licence ou à obtenir un rabais pour son robot d’appel téléphonique nommé. L’opérateur américain a répondu par la négative et Huawei a donc tout simplement décidé de voler Tappy.

Des emails très compromettants

De 2012 à 2013, Huawei est régulièrement utilisé au siège de l’opérateur pour essayer d’obtenir des informations sur Tappy. Malgré les nombreux rappels à l'ordre des représentants de T-Mobile, les «espions» ont continué à apparaître de manière persistante dans les e-mails.

Ils expliquent, entre autres, ont réussi à glaner quelques informations précieuses depuis les laboratoires de T-Mobile, mais ce sont toujours les derniers à mettre en évidence les données souhaitées par Huawei. Dans plusieurs messages, il est question de prendre des mesures ainsi que des photos et des vidéos du robot en fonctionnement – alors que cela avait été formellement interdit par T-Mobile.

Les échanges durent ainsi toute l’année jusqu’à ce qu’ils arrivent à un courrier électronique plus compromis, ils sont envoyés par des employés de Huawei sur place à ses collègues.

Rendez-vous amoureux: mai 2013
De: F.W (ingénieur Huawei Chine)
UNE : ingénieurs @ huawei, jy @ huawei, ax @ huawei
Objet: Re: Bras robot

HACHE. a pu retirer le robot du laboratoire sans être détecté et j’ai pris des mesures exactes. Cependant, TMO a rapidement découvert que le bras avait disparu et A.X. a été forcé de rendre la pièce le lendemain. HACHE. leur robot avait été pris par erreur. Notre accès au laboratoire a été complètement révoqué et les employés de Huawei USA ne sont plus autorisés à entrer dans l’établissement sans surveillance.

J’ai joint les mesures détaillées du bras. Voir les photos pour plus de détails.

États-Unis vs Chine

Ces preuves semblent assez accablantes pour Huawei qui aurait bien du mal à se sortir de ce faux pas. Rappelons que cela a fait un bon moment aux États-Unis.

Sans surprise, la Chine a rapidement réagi pour apporter son soutien à Huawei. Maintenant, il va leur falloir préparer une défense en béton.

À lire sur FrAndroid: Autour de Huawei, the Cold War into the United States and China in China

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