EN IMMERSION. Kevin Césarec, le commerce au coeur

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Face à ce bouleversement économique, un certain nombre de collectivités se mobilisent afin d’insuffler une véritable bouffée d’oxygène financière, pour redynamiser le tissu local. Mise sous perfusion inévitable, malheureusement freinée par les soubresauts non maîtrisables de la crise sanitaire. A Forbach, comme à Nancy, Metz, Epinal, Sarreguemines, ou Saint-Avold, les nouvelles Municipalités développent, en urgence, des initiatives fédératrices visant à rebooster leur centre urbain.

 

Le profil de l’emploi

Kevin Césarec, fait partie de ces intervenants spécialisés, dédiés à la mise en place de stratégies efficaces, à court terme, en vue de réactiver les animations commerciales, mais également de favoriser l’installation de nouvelles enseignes dans des cellules désespérément vides. « On ne fera pas de miracles, mais notre travail doit porter ses fruits dans les trois ans à venir. Mon contrat courant jusqu’en 2026. Je compte bien mettre à profit cet espace temps respectable, pour mener à bien ma mission ». Fils de commerçants, formé dans la grande distribution, Kevin Césarec a complètement le profil de l’emploi. « Je suis passé par tous les échelons. De stagiaire à directeur de magasin, tout en siégeant dans une association de commerçants ».
Cursus adapté à la lourde tâche qui l’attend. « Le challenge est passionnant, cumulant la fonction de manager et la responsabilité opérationnelle du service attractivité de la ville, je vais ingénier des opérations réalistes, remplies d’ambition ». Engagé il y a deux mois, Kevin en a déjà terminé avec l’état des lieux de cette situation critique, il entre désormais dans la phase active de son « job ».
Premier constat, l’impossibilité de concrétiser l’animation pour les fêtes d’Halloween, à la fin du mois. « Le préfet de la Moselle a déconseillé l’organisation de toute manifestation publique autour de cett thématique ». Partie remise, dans la perspective d’un mois de décembre, placé sous le signe de la solidarité et de convivialité . « Lui redonner sa dimension familiale et festive dans la rue. Avec pourtant de grosses inquiétudes sur la faisabilité de notre projet d’animation. Nous attendrons les consignes gouvernementales, avant de nous engager définitivement dans ce processus valorisant pour les magasins du centre-ville. Pour l’instant nous avançons, comme si de rien n’était ».

 

La Moselle Est en héritage

Originaire de Forbach, Kevin Césarec, a baigné, depuis sa plus tendre enfance, dans l’ambiance électrisante du monde du commerce. « Mon père est cadre à Cora Forbach, ma mère gère une des trois boulangeries familiales regroupées sous l’enseigne Cacoparo ». Passé par le Collège Pierre Adt, puis le lycée Jean Moulin, à Forbach, Kevin décroche son bac ES qui l’oriente vers un BTS, en alternance, au sein de l’ISG Burghoff, avec comme entreprise tutrice le magasin Record de Grosbliederstroff. Renforçant son bagage universitaire par une année structurante, dans une école de Commerce à Reims, complété d’un stage salvateur de chef de rayon, à Cora Metz-Technopole. « Sous la houlette d’un directeur exceptionnel, en la personne de Christian Champion qui m’a vraiment donné le goût de me lancer dans cette filière ». Trop éloigné de sa Moselle Est natale, Kevin donne une suite favorable à une proposition valorisante de Fabrice Beck, PDG de Leclerc Creutzwald. « Autre dirigeant remarquable qui m’a fait progresser dans la gestion et le management ». Quatre ans formateurs, avant un rebond inattendu, chez Cora à Moulins les Metz « où je retrouve Christian Champion ». Responsable des produits frais, ce revenant, armé de bonnes intentions, va, pendant deux ans, renforcer son « back ground » de chef d’équipe. Une nouvelle fois, en manque de Bassin Houiller, il reprend le chemin de Leclerc Creutzwald, cette fois pour près de trois ans. Véritable compagnonnage pour cet itinérant en quête de stabilité.

 

Manager de centre-ville

« Désirant voler de mes propres ailes, j’ouvre alors, avec mon oncle, un Cocci Market à Behren ».
Première expérience en tant qu’indépendant, confirmée, quelques années plus tard, par la prise en main du Coccinelle de Forbach, appartenant au groupe hollandais Colruyt. Parcours atypique pour ce jeune dirigeant qui, au lendemain de l’élection d’Alexandre Cassaro, élu maire de Forbach à 31 ans, se fixe un tout autre défi : « assurer la fonction de Manager de Centre Ville. L’envie de me consacrer pleinement à cette aventure passionnante, en amorçant rapidement la relance du commerce local ». Dynamiser le cœur de la cité, recruter de nouvelles enseignes et des commerçants en recherche de franchise ou tout simplement de fonds à investir, et de mobiliser toutes les énergies autour de ce projet, porté à Forbach par Sabrina Hassinger, adjointe au commerce et assurer, en synergie avec ses fonctions de manager, la direction du service attractivité de la Ville. « En m’appuyant sur un groupe motivé et en m’inspirant, parfois, d’initiatives louables menées dans d’autres localités de la région, comme Sarreguemines ou Thionville ».
Travail de fond visant à redonner une impulsion décisive au commerce local. «Action de longue haleine qui se prépare soigneusement dans l’ombre, avant d’espérer briller en pleine lumière ».
Un programme d’animation percutant, pour 2021, sera ainsi présenté, en novembre prochain, intégrant, au passage, les opérations commerciales de fin d’année, « avec notamment l’ouverture de 22 chalets, peut être 24, rue Nationale. « Objectif avoué, trente structures l’année prochaine et quarante en 2022 ». Citoyen convaincu du devenir de sa ville natale, Kevin Césarec milite également, activement au côté de sa mère dans les rangs de l’association « Forbach en Rose », co-organisatrice avec l’USF Athlétisme au profit de la Ligue de lutte contre le cancer qui a réuni 700 participants en 2019. « Malheureusement annulée, en juillet dernier, suite au confinement et à la crise sanitaire ». Cet ancien footballeur de Petite Rosselle et de Merlebach, aime le sport, fréquentant désormais à ses heures perdues les courts de tennis. Investissement de chaque instant, à titre personnel, professionnel et parfois bénévole, qui le mène à s’épanouir sur différents terrains d’attraction, avec toujours la même détermination et le commerce au cœur.

– Texte : Christian MOREL – Photos : Stéphane Stifter et Libre de droits –

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