En Allemagne, le français Alstom lance le train à hydrogène

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16 septembre 2018, modifié à
12:36
, 16 septembre 2018En Allemagne comme ailleurs, l'inauguration d'un nouveau train régional mobilise rarement plusieurs membres du gouvernement, un panel d'industriels et d'élus français. Angela Merkel, son ministre des Transports et un géant des personnalités sont néanmoins invités près de Hambourg, pour monter dimanche à bord de la ligne qui relie les jolis villages de Cuxhaven et Buxtehude. Le train qui sera lancé sur ces 100 kilomètres de voies ferrées est une première mondiale. Coradia iLint travaille avec l'hydrogène. Cocorico! Il est français. Il a été conçu par le centre de recherche et de développement d'Alstom, basé à Tarbes. Sa fabrication reste fabriquée en Allemagne.Lire aussi – Ile-de-France: voici à quoi ressembleront les autobus de demainLe remplacement du diesel par de l'hydrogène pour propulser un train est un exploit technique sans précédent. Elle préfigure le transport ferroviaire de demain: de l'électricité pour les trains à grande vitesse et de l'hydrogène, beaucoup plus propre que le diesel, sur de petites lignes non électrifiées. Le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, qui s'est joint à Hambourg ce matin pour la cérémonie d'inauguration, est convaincu. "C'est une véritable rupture avec la vapeur, l'électricité et maintenant l'hydrogène, qui offre le même niveau de performance, de confort et d'objectifs de réduction des émissions", déclare le Dr Sullivan. Et sur la durée de vie totale d'un train, son coût d'exploitation sera équivalent. "La fée des piles à combustible En Allemagne, Henri Poupart-Lafarge est déjà une petite maison. Alstom est engagé depuis plusieurs mois dans une fusion avec son concurrent Siemens. Cet été, l’Autorité européenne de la concurrence a annoncé qu’elle avait besoin Une opération qui conduira à de lourdes restructurations industrielles. Le mariage ne devrait pas être scellé avant le premier semestre de 2019. Le Coradia iLint a attendu longtemps avant d'obtenir l'approbation de l'autorité allemande de sécurité ferroviaire. " Le train à hydrogène est en fait un train électrique qui ne capte pas l’énergie sur les caténaires, ou les câbles situés au dessus des voies, mais grâce à une pile à combustible alimentée à l’hydrogène », décrypte Olivier Delecroix, directeur commercial de l’industriel français. le voyage dimanche après-midi en Allemagne avec des clients potentiels pour une version française du Coradia iLint. Une arrivée en France prévue en 2022 Tous les trains nationaux de propulsion, en fabrication sur deux de ses sites français, Valenciennes et Reichshoffen. La société parie qu'en France également, la prochaine génération de matériel roulant sera en grande partie "décarbonatée", alimentée par de l'hydrogène. Au début du mois de juin, Nicolas Hulot, alors ministre de la transition écologique, annonçait un ambitieux plan hydrogène pour la France, incluant une composante ferroviaire. Avec environ 50% de lignes non électrifiées et une flotte actuelle de 1 000 trains diesel, le marché français offre des perspectives pour cet équipement plus cher à l'achat, mais moins coûteux à exploiter, notamment lorsque les prix du pétrole grimpent … des années pour mettre en place son premier train à hydrogène avec l'objectif de réduire les émissions de CO2 de 40% d'ici 2020. En France, Alstom vise un train à faibles émissions de carbone d'ici 2022. L'expérience allemande devrait l'aider. La mise en service de Coradia iLint sur un réseau qui transporte 2 millions de passagers par an doit prouver son efficacité.

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