Donald Trump parle de l'implication de Riyad dans l'affaire Khashoggi

Les tensions diplomatiques s'intensifient après la mort du journaliste dissident saoudien Jamal Khashoggi en Turquie. Le président américain a déclaré samedi 13 octobre que si l'Arabie saoudite se trouvait impliquée dans le conflit, une "peine sévère" serait infligée. Explication.

Qu'est-ce que Donald Trump a dit? C'est une interview enregistrée le jeudi 11 octobre et diffusée le samedi 13 sur la chaîne CBS, qui exerce une pression accrue sur l'Arabie saoudite. Dans cette vidéo, le président américain Donald Trump a déclaré que l'Arabie saoudite pourrait être à l'origine de la disparition du journaliste dissident saoudien Jamal Khashoggi en Turquie. "Pour l'instant, ils nient (leur implication) et le nient vigoureusement. Pourrait-il s'agir d'eux? Oui", dit Donald Trump. Si l'Arabie saoudite se révélait responsable, il y aurait "une punition sévère", at-il ajouté. Le président américain a déclaré que le sujet était particulièrement important "parce que cet homme était un journaliste". Jamal Khashoggi a été exilé aux États-Unis en 2017. Qu'est-il arrivé au journaliste Jamal Khashoggi? Jamal Khashoggi, journaliste collaborant avec le Washington Post et critique du prince héritier Mohammed bin Salman, a été vu pour la dernière fois. Le 2 octobre 2018, il entra dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, où il était venu pour obtenir un document nécessaire à son futur mariage.Quatre jours plus tard, des responsables turcs cités par les médias ont affirmé qu'il avait été tué dans le bâtiment. "par Riyad. La police turque a ensuite annoncé qu'une équipe de 15 Saoudiens était arrivée à Istanbul par avion le 2 octobre. Selon les médias turcs, ces hommes seraient venus tuer le journaliste et auraient récupéré des images de vidéosurveillance avant de quitter le pays. Riyad a déclaré que les caméras du consulat ne fonctionnaient pas ce jour-là. Selon le Washington Post, Ankara aurait déclaré à Washington avoir des enregistrements audio et vidéo montrant comment Khashoggi avait été "interrogé, torturé puis tué" en Arabie saoudite, qui a envoyé une délégation à Ankara pour des entretiens ce week-end avec des responsables turcs Vendredi l'ouverture d'une enquête commune avec la Turquie pour clarifier les "circonstances" 3 / Quelles sont les conséquences possibles? Quelques heures avant la diffusion des paroles de Donald Trump, samedi 13 octobre, l’Arabie saoudite a nié être impliquée dans la disparition de Jamal Khashoggi. Le ministre de l'Intérieur, Abdel Aziz ben Saoud ben Nayef, a dénoncé "de fausses accusations contre l'Arabie saoudite (…) à propos du cas de la disparition du citoyen Khashoggi". Cette disparition intervient alors que Riyad doit accueillir un sommet économique de premier plan du 23 au 25 octobre. Des partenaires tels que le Financial Times, le New York Times et The Economist ont retiré leur soutien à la deuxième édition du sommet de la Future Investment Initiative. Le patron d'Uber, Dara Khosrowshahi, a déclaré qu'il n'irait pas non plus, "à moins qu'une série de faits dramatiquement différents ne se dégagent", selon Bloomberg. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a confirmé son intention de participer. Cependant, elle a déclaré qu'elle était "horrifiée" par l'affaire Khashoggi, soulignant son engagement en faveur des droits humains. Quant à Donald Trump, il a déclaré qu'il n'était pas favorable à la limitation des ventes d'armes au royaume saoudien, comme il l'avait déjà déclaré. "Je vais vous donner un exemple: ils commandent du matériel militaire. Tout le monde dans le monde voulait cet ordre. La Russie le voulait, la Chine le voulait, nous le voulions. Nous l'avons, et nous avons tout", a-t-il déclaré. "Je vais vous dire ce que je ne veux pas faire. Boeing, Lockheed, Raytheon, je ne veux pas faire de mal aux emplois. Je ne veux pas perdre un tel ordre", a-t-il ajouté, ajoutant qu'il y avait "d'autres moyens punir ". Il ne précise pas lequel, mais l'interview n'a pas encore été diffusée dans son intégralité. Ce sera le cas dans la soirée du dimanche 14 octobre. A lire aussi: L'Arabie saoudite embourbée dans "l'affaire Jamal Khashoggi"

Marie Danseuse (avec AFP)

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