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Détection du cancer grâce à un dépistage amélioré et de meilleure qualité

La Commission européenne a présenté hier une nouvelle approche pour aider les États membres à intensifier le dépistage du cancer. Mettant l’accent sur la détection précoce des cancers, l’objectif de la recommandation proposée est d’augmenter le nombre de dépistages réalisés, de cibler davantage de groupes cibles et davantage de types de cancers.

Cette nouvelle approche de l’UE, basée sur les derniers développements et les preuves scientifiques disponibles, aidera les États membres à faire en sorte que 90 % de la population de l’UE éligible au dépistage du cancer du sein, du col de l’utérus et colorectal bénéficie effectivement d’un tel dépistage d’ici 2025. La nouvelle recommandation élargit également le dépistage du cancer dans la population pour inclure le cancer du poumon, de la prostate et, dans certaines circonstances, le cancer gastrique.

La recommandation proposée introduit une nouvelle approche des meilleures pratiques à l’échelle de l’UE pour améliorer le dépistage du cancer, en remplacement de l’approche actuelle, qui est en place depuis 20 ans et doit être mise à jour de toute urgence. La proposition est une initiative phare du plan européen de lutte contre le cancer et reflète les derniers développements et les preuves scientifiques disponibles. Le soutien financier pour la mise en œuvre des nouvelles recommandations est représenté par 38,5 millions d’euros engagés dans le cadre du programme EU4Health et 60 millions d’euros dans le cadre du programme Horizon Europe. En outre, la Commission proposera un financement supplémentaire pour le dépistage du cancer dans le cadre du programme EU4Health pour 2023. En outre, un soutien supplémentaire peut être fourni au titre du Fonds européen régional, de cohésion et social.

Quoi de neuf?

La recommandation vise à intensifier le dépistage des cancers du sein, colorectal et du col de l’utérus afin d’atteindre l’objectif du Plan européen contre le cancer de fournir un tel dépistage à 90 % des personnes éligibles d’ici 2025. De plus, le dépistage ciblé devrait être étendu à d’autres cancers, notamment les cancers de la prostate, du poumon et de l’estomac.

Pour faciliter des dépistages mieux ciblés et moins invasifs, la recommandation :

  • élargit le groupe cible du dépistage du cancer du sein pour inclure les femmes âgées de 45 à 74 ans (par rapport à la tranche d’âge actuelle de 50 à 69 ans);
  • demande instamment que le dépistage du virus du papillome humain (VPH) cible les femmes âgées de 30 à 65 ans tous les 5 ans ou plus pour dépister le virus qui augmente le risque de cancer du col de l’utérus, compte tenu de la situation de la vaccination contre le VPH;
  • demande instamment que le dépistage du cancer colorectal chez les personnes âgées de 50 à 74 ans soit effectué par dosage immunologique fécal afin de déterminer le besoin potentiel d’un dépistage par endoscopie/coloscopie.

Dépistage de trois autres types de cancer

Sur la base des dernières données et méthodes, la recommandation étend le dépistage organisé à trois autres types de cancer :

  • Dépistage du cancer du poumon chez les gros fumeurs actuels et les ex-fumeurs âgés de 50 à 75 ans.
  • Dépistage du cancer de la prostate chez les hommes jusqu’à 70 ans sur la base d’un test d’antigène spécifique de la prostate et d’une imagerie par résonance magnétique (IRM) comme examen de suivi.
  • Dépistage d’Helicobacter pylori et surveillance des lésions gastriques précancéreuses dans les sites à forte incidence de cancer gastrique et taux de mortalité élevés.

La recommandation accorde une attention particulière à l’égalité d’accès au dépistage, aux besoins de certains groupes socio-économiques, des personnes handicapées et des personnes vivant dans des zones rurales ou isolées, afin de faire du dépistage du cancer une réalité dans toute l’UE. Il est également important que les procédures de diagnostic, les traitements, le soutien psychologique et les soins après la sortie soient appropriés et effectués au moment opportun. La recommandation introduit en outre un suivi systématique régulier des programmes de dépistage, y compris des disparités, par le biais du système européen d’information sur le cancer et du registre des inégalités en matière de cancer.

Pour soutenir la mise en œuvre, des lignes directrices de l’UE sur le dépistage et le traitement du cancer seront élaborées avec le financement d’EU4Health pour le cancer du poumon, de la prostate et de l’estomac. Les lignes directrices existantes de l’UE sur le cancer du sein, colorectal et du col de l’utérus seront mises à jour régulièrement.

Une fois adoptée par le Conseil, la recommandation remplacera l’actuelle recommandation de 2003 sur le dépistage du cancer,

Le contexte

En 2020, environ 2,7 millions de personnes dans l’Union ont reçu un diagnostic de cancer. On estime qu’un citoyen de l’UE sur deux développera un cancer au cours de sa vie, avec des conséquences durables sur sa qualité de vie, et que la moitié seulement de tous les patients atteints de cancer survivront.

La recommandation du Conseil de 2003 énonce des recommandations sur le dépistage du cancer, encourageant les États membres à mettre en œuvre des programmes de dépistage en population de qualité garantie. Il s’est avéré efficace pour améliorer le dépistage du cancer et garantir que les personnes les plus touchées ont facilement accès à un dépistage organisé.

Lutte mondiale contre le cancer

Le rapport de 2017 sur la mise en œuvre de cette recommandation et le Guide européen pour l’amélioration de la qualité dans la lutte mondiale contre le cancer ont identifié à la fois les défis et les besoins futurs. Il est devenu clair que la recommandation devait être révisée pour tenir compte des dernières preuves scientifiques.

Au cours des 20 dernières années, de nouveaux tests et protocoles de dépistage ont été validés et introduits dans les États membres, et de nouvelles preuves soutiennent l’extension des recommandations de dépistage à des cancers autres que ceux couverts par le texte de la recommandation actuelle.

En février 2021, la Commission a présenté le plan européen de lutte contre le cancer, une priorité sanitaire absolue de la Commission von der Leyen et un pilier essentiel d’une Union européenne de la santé forte. L’amélioration de la détection précoce est l’un des quatre domaines clés du plan, qui annonçait une révision de la recommandation du Conseil de 2003 sur le dépistage du cancer dans le cadre de l’action phare visant à introduire un nouveau programme de dépistage du cancer, soutenu par l’UE.

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