"Depuis que je suis atteint de la maladie de Parkinson, je suis dans l'oeil du cyclone"

10h48
13 octobre 2018, modifié à
22h54
, Le 13 octobre 2018En 2014, Catherine Laborde, la célèbre Madame Météo de TF1, a découvert qu'elle était atteinte de la maladie de Parkinson. À 67 ans, et maintenant retirée de la vie publique après son départ de la chaîne en janvier 2017, elle raconte au JDD son quotidien et ses combats à venir à l'occasion de la publication, cette semaine, d'un livre sur le sujet, Trembling (Plon ed. ) Pourquoi a-t-elle décidé de révéler ce secret aujourd'hui? "Inconsciemment, j'ai dû entendre des conversations, sentir des regards", dit-elle. "Je ne voulais pas que les gens me demandent de mes nouvelles sans que je puisse exposer ma réalité." Voir aussi – VIDÉO. Météo: sur TF1, les adieux émouvants de Catherine Laborde "J'avais peur de confondre les nuages ​​avec le soleil" Catherine Laborde se souvient du moment précis où elle a eu connaissance de sa maladie: "C'était devant les ascenseurs de TF1 pendant deux minutes Je ne savais pas où j'étais, plus aucun point de repère, assommé. […] Je pensais que je demandais trop dans ma tête, je ne faisais pas le lien entre la fatigue et la maladie. Mon neurologue m’a alors posé le diagnostic, s’empressant d’ajouter: «Avant tout, n’arrêtez pas de travailler, ne parlez à personne, faites comme si rien ne s’était passé! Vous savez, j'ai un pilote d'avion d'une grande compagnie aérienne en tant que patient. Parkinson ne l'empêche pas d'arriver à destination avec des passagers sains et saufs! & # 39; Mais la peur m'a saisi. Le temps est en direct. J'avais peur de confondre les nuages ​​avec le soleil. "" Moi seul connais mes faiblesses, la difficulté de trouver des mots, de continuer à écrire sans perdre le sens de mes phrases "" Dans l'interview poignante qu'elle a donnée au JDD, l'ancien présentateur de météo de TF1, livre le bulletin à ce sujet: " Ce serait un cyclone. Dans l'oeil du cyclone, rien ne se passe, le vent est tombé, pas d'agitation. Mais partout circulent les vents les plus violents. Un danger terrifiant m'entoure et, en même temps, je suis dans un endroit où personne ne voit que je suis malade. Certes, mes mains tremblent mais un peu plus que certains de mes bons amis. Je connais seul mes faiblesses, la difficulté de trouver des mots, de continuer à écrire sans perdre le sens de mes phrases. […] C'est tout nouveau pour moi: même dans l'œil du cyclone, la mort, la destruction, l'annihilation me paraissent plus proches que jamais. "Catherine Laborde se dit prête à assumer le rôle de porte-parole de la maladie de Parkinson et insiste sur la nécessité de légiférer sur les aidants:" Nous devons les payer de mieux en plus. "Pour lire l'intégralité de cette interview, retrouvez le JDD dans les kiosques, sur smartphone et tablette ou sur Internet. & # 39; abonnement.

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