"Deepwater": instantané d'une catastrophe pétrolière

0
23

Le film de Peter Berg décrit avec horreur l'accident qui s'est produit sur la plate-forme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique en 2010.

Par Thomas Sotinel Publié aujourd'hui à 00h18, mis à jour à 06h41

Temps de Lecture 2 min.

Mike Williams (Mark Wahlberg) dans "Deepwater". SUMMIT ENTERTAINMENT / FILE

W9
LUNDI 16 – 21 H 05
FILM

Les films sur la catastrophe sont démodés. Le temps où les spectateurs étaient prêts à trembler par millions pour un avion gros porteur (Aéroport) un bateau de croisière (L'aventure Poséidon) ou un gratte-ciel en flammes (La tour infernale), pourvu qu'ils soient fictifs et remplis d'étoiles, cela dure depuis presque quarante ans.

Les catastrophes, ils n'ont pas baissé les bras, attendant leur heure pour revenir aux écrans. Celui-ci traverse la pandémie du cinéma "Inspiré par des faits réels". Quoi de plus réel qu'une éruption, un tremblement de terre, une tempête? Il fallait encore surmonter l'obstacle du budget. Nous verrons ailleurs pourquoi et comment le producteur Lorenzo di Bonaventura a mobilisé les ressources nécessaires à la reconstitution du désastre qui a détruit dans le golfe du Mexique le 20 avril 2010 la plateforme de forage et d'exploration pétrolière Deepwater Horizon.

Cet excellent thriller est aussi un reflet terrifiant de la folie humaine

Le scepticisme qui pourrait inspirer la société – dû, entre autres, à la volonté du producteur de ne pas mentionner les conséquences de l'accident sur l'environnement – se dissipe sur une histoire d'une clarté éducative exemplaire. Cette apocalypse instantanée est un excellent thriller. C’est aussi un reflet terrifiant de la folie humaine.

Pour commencer quoi Eaux profondes plus conventionnelle, nous prendrons le petit déjeuner dans la famille de Mike Williams (Mark Wahlberg), qui est sur le point de laisser une femme (Kate Hudson) et son enfant embarquer dans Deepwater Horizon, où il est ingénieur. Wahlberg reprend son travail de travailleur américain (Contrebande, Ted). Nous verrons également Andrea Fleytas (Gina Rodriguez), pilote de cette plateforme mobile, se préparer à l’embarquement.

vanité, orgueil

Ce que Peter Berg montre, c'est la témérité téméraire de ces humains qui vont faire des trous au fond de la mer dans de gigantesques réservoirs prêts à éclater, avec la certitude que leur technologie ne faillira jamais, et qu'en cas de pépin, ils être plus intelligent et plus fort que les éléments. John Malkovich, incarné par Don Vidrine, le cadre de British Petroleum, a incarné cet orgueil. Il a préféré se passer de quelques vérifications supplémentaires plutôt que de retarder un autre site.

Le scénario de Matthew Sand et Matthew Michael Carnahan détaille la séquence de ces décisions, mais aussi l'état de délabrement de la plateforme. La première partie de Eaux profondes ressemble à un documentaire corporatif subverti par un écologiste parfaitement au courant des pratiques de la compagnie pétrolière. Comme il est d'autant plus encouragé par la présence d'étoiles convaincues de faire un travail utile, il arrive en toute sécurité à l'heure fatidique.

La supériorité des décors réels sur les images numériques se manifeste dans toute sa splendeur

C'est ici que la supériorité des décors réels sur les images numériques se manifeste dans toute sa splendeur. Eaux profondes ravive la tradition des films sur les catastrophes mentionnées ci-dessus avec un éclat terrifiant. Bien qu'ils n'occupent qu'une petite fraction du film, ces moments infernaux semblent s'étirer. Parmi ceux-ci figurent des plans montrant un oiseau recouvert de pétrole se brisant sur les hublots d'un navire venu à la rescousse.

Ce désastre, celui joué par Mark Wahlberg, a été filmé pour étonner, mais il est dit avec suffisamment d'intégrité que nous sommes obligés de retourner à la véritable catastrophe, celle qui a tué onze travailleurs de la plate-forme. forme, détruit les fonds marins et les côtes, ainsi que la gourmandise inextinguible qui en est à l’origine.

Eaux profondes, de Peter Berg. Avec Mark Wahlberg, Kurt Russell et Kate Hudson (États-Unis, 2016, 1h47).

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.