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D66 veut une « évolution » de l’article 23 pour protéger les étudiants LGBTI, ChristenUnie ne veut rien avoir à faire avec ça

by Nouvelles

L’école réformée Gomarus à Gorinchem a fait la une des journaux à cause du rapport selon lequel les élèves seraient forcés de révéler leur homosexualité à leurs parents.Image ANP

L’article 23 de la Constitution est-il un manteau d’amour pour la liberté d’éducation, ou un manteau pour supprimer les préférences sexuelles indésirables ?

Dans la communauté scolaire réformée Gomarus à Gorinchem et Zaltbommel, le climat scolaire est très similaire à cette dernière, selon un rapport établi en juin par l’Inspection de l’éducation. “Vous avez des frissons dans le dos quand vous lisez ce qui est arrivé aux étudiants”, a déclaré jeudi le député Wassenberg (Parti pour les animaux) lors d’un débat sur l’enquête de l’inspection.

Dans l’article ‘L’école pousse les enfants hors du placard sans qu’on le leur demande’ dans CNRC, (d’anciens) étudiants ont raconté en mars comment ils ont été contraints de déclarer ouvertement leur homosexualité. Contre la direction de l’école, ou, s’ils refusaient, contre leurs parents déjà mobilisés. Après la publication, la direction de l’école elle-même a demandé une enquête de l’inspection, qu’elle a ensuite tenté d’empêcher la divulgation en justice.

Le ministre Slob reconnaît que le rapport d’inspection récemment publié est « ferme ». Le conseil et la direction de l’école accordent une « attention insuffisante » au « bien-être et à la sécurité des élèves ». « Aucune leçon n’a été tirée des incidents précédents en 2016, et les procédures n’ont pas été ajustées ». Le programme d’études ne répond pas dans tous les cas aux « objectifs fondamentaux en matière de diversité sexuelle et d’éducation sexuelle ».

Déclaration

La situation est si grave que l’Inspection a signalé une infraction pénale au ministère public : selon elle, les étudiants sont traités « de manière inégale et désavantageuse » sur la base de leur orientation sexuelle. « Assez intense », dit Slob.

Il y a une désapprobation de l’état des choses à l’école de l’autre côté de la salle. Mais les avis divergent sur les solutions pour éviter de telles situations à l’avenir. Comme lors d’un débat en novembre sur les déclarations d’identité et l’obligation d’accepter dans les écoles, de nombreux partis attendent beaucoup d’un rôle plus important de l’inspection. Un point de signalement des abus devrait y être mis en place.

Une plus petite partie de la Chambre voit également le mérite d’un amendement à l’article 23 de la Constitution, qui réglemente la liberté d’enseignement. Des critères contemporains devraient être ajoutés aux “exigences de solidité” de l’enseignement qui y sont visées, qui garantissent un environnement sûr pour les élèves.

D66, SP, PvdA et GroenLinks notamment réfléchissent dans ce sens. Le député D66 Van Meenen parle à cet égard de « l’évolution de l’article 23 ». À son tour, le député du SGP Bishop se demande « ce que certains incidents ont à voir avec l’article 23 ». Pensez Le député Van Baarle pense également qu’il est injuste de plafonner toutes les écoles spéciales et ne voit aucune raison de changer. “Les personnes qui enfreignent la loi peuvent déjà être traitées.” Après tout, l’article 1 de la Constitution réglemente l’interdiction de la discrimination.

Problème de société

Le député de la CU Bikker plaide en faveur de la nuance et met en garde contre «une réaction pavlovienne» en pointant à nouveau l’article 23. Elle cite une vaste enquête récente menée par les universités d’Utrecht et de Groningue auprès des jeunes qui fréquentent des écoles de toutes confessions : un quart des jeunes LGBTI traverse une période difficile. “C’est un problème de société, alors ne vous concentrez pas sur un petit nombre d’écoles.”

Van Meenen souligne que l’article 23 ne garantit pas une « liberté incommensurable » et peut ne pas être une licence pour « une éducation médiocre ou dangereuse ». Il rappelle que le « Document en grandes lignes » que VVD et D66 ont rédigé cet été lors de la formation du cabinet qui s’attarde, précise que ces parties « veulent intervenir plus rapidement dans les écoles insuffisamment performantes en termes de qualité, de sécurité ou de propagation de la gratuité valeurs démocratiques. Dans cette optique, la liberté constitutionnelle se modernise ».

‘Ici se séparent nos chemins’, Bicker répond. A quoi le vice-président de la Chambre Bosma (PVV) a laissé échapper: “Cette phrase me semble familière.” (C’était la déclaration “Ici nos chemins se séparent” du chef du D66 Kaag lors du débat du 1er avril contre le chef du VVD Rutte, rouge.) Bikker : ‘Cela m’est venu à l’esprit ici.’

Le Gomarus a reçu des « ordres de réparation » de l’inspection. Elle fera une « étude de récupération » en janvier. La façon dont l’école a versé 2 500 euros d’indemnisation à un ancien élève, sur le financement général, est « illégale ». Slob promet une « reprise » : l’école doit pour cela utiliser ses propres réserves.

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