Trump intensifie la pression sur Cuba avec de nouvelles sanctions et la menace de tarifs douaniers
WASHINGTON – L’administration Trump a considérablement intensifié la pression sur Cuba, déclarant l’état d’urgence nationale et menaçant d’imposer des tarifs douaniers stricts à tout pays fournissant du pétrole à l’île. Cette escalade intervient après l’implication des États-Unis dans la crise politique au Venezuela, qui a déjà privé Cuba de sa principale source d’énergie.
Le président Trump a qualifié Cuba de “menace inhabituelle et extraordinaire” pour la sécurité nationale des États-Unis dans un décret signé jeudi. Il accuse le régime communiste cubain de “déprédations” et affirme que les politiques et actions du gouvernement cubain “menacent directement la sécurité, la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis”.
Cette décision formalise et intensifie un blocus énergétique de facto qui se resserre depuis plusieurs semaines. L’opération militaire américaine au Venezuela, qui a conduit à la destitution de Nicolás Maduro, a coupé Cuba de son approvisionnement en pétrole brut. La pression exercée sur le Mexique, dernier fournisseur restant, a laissé l’île confrontée à des pénuries critiques.
Selon la société d’analyse des données Kpler, Cuba ne disposerait plus que de 15 à 20 jours de réserves de pétrole. L’île subit déjà des coupures d’électricité quotidiennes et les analystes préviennent d’un effondrement économique et d’une crise humanitaire si l’approvisionnement n’est pas rapidement rétabli. Trump a même prédit mardi que le gouvernement cubain serait “en train d’échouer très bientôt”.
Le décret présidentiel autorise les secrétaires d’État et au Commerce à identifier les pays qui fournissent du pétrole à Cuba et à recommander des niveaux de tarifs douaniers au président.
La Maison Blanche justifie cette décision en invoquant des préoccupations de sécurité nationale, accusant Cuba d’héberger la plus grande installation de renseignement signalétique russe à l’étranger et de fournir un “environnement sûr” aux groupes terroristes. Elle dénonce également la diffusion d’une influence “communiste” dans l’hémisphère occidental.
Le président cubain Miguel Díaz-Canel a réagi avec défi, déclarant plus tôt cette semaine que “la dureté de ces temps et la brutalité des menaces contre Cuba ne nous arrêteront pas”.
Cuba est soumise à un embargo commercial américain depuis les années 1960, mais n’a pas été confrontée à la menace d’un blocus naval américain depuis 1962, lorsque le président John F. Kennedy a mis en place une “quarantine” pendant 13 jours pour empêcher le transfert de missiles soviétiques à l’armée cubaine.
Cette nouvelle escalade intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et Cuba, et soulève des inquiétudes quant à l’impact humanitaire potentiel sur la population cubaine. L’avenir de l’île reste incertain, alors que l’administration Trump continue de faire pression pour un changement de régime.
[Intégration potentielle d’un tweet pertinent d’un officiel américain ou cubain sur le sujet, ou d’une vidéo d’analyse d’un expert sur YouTube.]
[Lien vers un rapport pertinent d’une organisation internationale comme l’ONU ou l’OAS sur la situation humanitaire à Cuba.]
