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CPMI de l’INSS : Président de Conafer interpellé lors de son témoignage

Scandale des pensions au Brésil : Des irrégularités massives révélées devant la CPMI

Brasilia, Brésil – Une audience explosive devant la Commission Parlementaire Mixte d’Enquête (CPMI) sur les irrégularités dans les pensions de l’INSS (Institut National de la Sécurité Sociale) a mis en lumière des pratiques frauduleuses à grande échelle, impliquant des montants considérables et des cas de “résurrection” de retraités décédés.

Le président de Conafer (Confédération Nationale des retraités), Gilberto Lopes, a été interrogé sur des anomalies flagrantes dans la gestion des remises associatives et des pensions. Les chiffres sont alarmants : les pensions versées via PF (un organisme non spécifié dans le texte original,mais impliqué dans l’opération) sont passées de 400 000 $ en 2019 à 277 millions de dollars en 2024.

Selon le rapport de la CPMI, les retraités et bénéficiaires ayant bénéficié de remises en faveur de l’institution ont été facturés à des taux supérieurs à ceux autorisés. Cela suggère non seulement des remises excessives, mais également une charge financière globale bien plus importante que prévue.

Lopes a nié toute irrégularité concernant ses propres mouvements financiers, contestant les informations selon lesquelles il aurait transféré 1,76 million de dollars en deux mois avec un capital initial de seulement 60 000 $.

Des “retraités ressuscités” pour des remises frauduleuses

L’un des aspects les plus choquants de l’enquête concerne les cas de retraités décédés qui ont continué à percevoir des pensions, permettant ainsi de justifier des remises associatives frauduleuses. Le rapporteur de la CPMI, le député Alfredo Gaspar, a cité l’exemple de Dona Maria Rodrigues, décédée il y a cinq ans, dont le dossier comportait une signature post-mortem. Ce schéma a été répété plus de 300 fois par Conafer. D’autres cas ont été mentionnés, comme celui de Gilberto, décédé il y a 20 ans, mais ayant également “signé” des documents pour des remises.

Interrogé sur ces pratiques, le président de Conafer a déclaré que si un défunt avait reçu des prestations, cela était conforme aux normes de l’INSS. Cette réponse a suscité l’indignation et soulève des questions sur la supervision et le contrôle des fonds publics.

Contexte et enjeux

Ce scandale s’inscrit dans un contexte plus large de préoccupations concernant la gestion des fonds de retraite au Brésil.La population vieillissante du pays exerce une pression croissante sur le système de sécurité sociale, rendant la lutte contre la fraude et la corruption d’autant plus cruciale. Les irrégularités révélées par la CPMI mettent en évidence la nécessité d’une réforme profonde du système de pensions, avec un renforcement des contrôles, une meilleure transparence et des sanctions plus sévères pour les fraudeurs.

L’affaire est en cours d’instruction et pourrait avoir des conséquences politiques et judiciaires importantes. Les prochaines étapes de l’enquête devraient permettre de déterminer l’étendue des fraudes et d’identifier les responsables.

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