Covid-19. À quoi pourrait ressembler un deuxième confinement ?

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Le principe d’un reconfinement n’est plus tabou en France. La dégradation rapide de la situation épidémique dans le pays – plus de 50 000 nouveaux cas de Covid-19 dimanche 25 octobre – a poussé le gouvernement à faire évoluer son discours.

Formellement écarté pendant l’été, un deuxième confinement de la population est devenu une option envisagée par l’exécutif. « Tout est possible », a déclaré Cédric O, secrétaire d’État en charge de la Transition numérique sur Infos France .

Pour autant, les conséquences très lourdes, notamment économiques, d’un second confinement font penser que, si cette hypothèse est choisie, elle ne ressemblera pas tout à fait aux mesures du printemps.

> Suivez notre direct du lundi 26 octobre consacré à l’évolution de l’épidémie

Un confinement « moins dur »

Le Président de la région Grand Est a ainsi lancé un appel dimanche, pour un confinement « différent du premier ». De son côté, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, évoque ce lundi sur RTL l’hypothèse d’un « confinement, moins dur que celui du mois de mars » .

Mais concrètement à quoi pourrait-il ressembler ? Selon BFMTV , une réunion doit se tenir mercredi soir avec une dizaine de ministres. D’après Le Parisien , « les arbitrages sont en cours. Les décisions doivent être prises au sommet de l’État d’ici 72 heures ».

En attendant, on fait le point sur les différentes pistes.

Fermeture des collèges, lycées et universités

En mars, la fermeture des établissements scolaires et universitaires avait été la première mesure d’ampleur annoncée par Emmanuel Macron pour contenir l’épidémie. Avec la seconde vague, la question se pose de nouveau.

L’épidémiologiste Antoine Flahault a préconisé sur BFMTV de ne pas rouvrir collèges, lycées et universités le 2 novembre après les vacances de la Toussaint. « Les écoles primaires pourraient rester ouvertes mais devraient imposer le port du masque, même aux enfants de plus de 6 ans », a proposé le Professeur Flahault, alors que le masque n’est pour l’instant obligatoire qu’à partir du collège.

Contacté par Ouest-France, le ministère de l’Éducation répond qu’« actuellement il est prévu que les écoles, collèges et lycées rouvrent le 2 novembre ». De son côté, le ministère de l’Enseignement supérieur déclare que « les universités restent ouvertes, il n’y a pas de fermetures envisagées ».

Un « reconfinement éco-compatible »

« Si on reconfine totalement comme en mars, on va vers un écroulement de l’économie française », a mis en garde le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux sur RMC .

Un risque que veut absolument éviter le gouvernement. « On veut trouver un bon équilibre entre la santé des Français et la poursuite de l’activité économique, éducative et culturelle », résume la ministre du Travail, Élisabeth Borne.

Ainsi, Philippe Amouyel et Luc Dauchet, professeur et maître de conférences en santé publique au CHU de Lille, appellent dans le Journal du Dimanche à mettre en place un « confinement écocompatible ».

Ils recommandent que les établissements scolaires restent ouverts. Même choses pour les universités et pour les entreprises même si le télétravail devrait être élargi. En revanche, les réunions publiques et privées seraient interdites et l’attestation de sortie du domicile deviendrait systématique.

Des préconisations qui ressemblent aux mesures que vient d’adopter l’Irlande pour six semaines dans l’espoir de « célébrer Noël correctement ».

Un reconfinement le week-end

Une des autres options qui émergent actuellement est un confinement qui ne serait valable que pour une partie de la semaine. L’Union régionale des professionnels de santé libéraux de la région Auvergne-Rhône-Alpes demande ainsi l’extension du couvre-feu à 19 h et le reconfinement le week-end.

L’hypothèse a aussi été évoquée par Jean-François Delfraissy mais rien ne dit qu’elle a convaincu l’exécutif.

Des reconfinements locaux

La doctrine de l’exécutif depuis le déconfinement est d’adapter les mesures aux territoires. Aujourd’hui le couvre-feu ne s’applique que dans les 54 départements les plus touchés par le virus. Le gouvernement pourrait aller plus loin et envisager jusqu’à des confinements locaux.

La semaine dernière, l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique, expliquait sur BFMTV qu’une telle option était « sur la table ».

Retrouvez ici notre carte avec les taux d’incidences commune par commune.

Un reconfinement des personnes à risque

Depuis longtemps, le Conseil scientifique préconise des mesures pour protéger les personnes à risque. Déjà en avril, il avait plaidé pour que le déconfinement du 11 mai ne soit pas appliqué aux plus âgés. « Le Chef de l’État ne souhaite pas de discrimination entre nos concitoyens après le 11 mai », avait alors rétorqué l’Élysée.

Aujourd’hui, cette position est défendue par l’épidémiologiste Martin Blachier. « On a aussi étudié un scénario de reconfinement de la population âgée, comme on l’a déjà évoqué en mars-avril. Un reconfinement de deux semaines de la population vulnérable s’avère aussi efficace en termes de réanimation et de mortalité qu’un confinement général », a-t-il déclaré la semaine dernière sur Infos France .

On saura prochainement si l’exécutif a évolué sur la question.

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