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condamné pour la 3e fois, il prend 12 mois ferme

by Nouvelles

Le médecin des urgences a prescrit quinze d’incapacité totale de travail. La radio montre une fracture sur la main. Le visage est tuméfié. L’examen atteste également de nombreux hématomes sur le corps. La victime a déposé plainte le 11 août dernier auprès du commissariat de Thionville. Elle venait de passer le week-end avec son compagnon à Strasbourg. Elle l’accuse d’avoir bu, de l’avoir frappée, puis de l’avoir inondée de messages. Elle raconte qu’il l’a bousculée dans les escaliers de l’hôtel, avant de la rouer de coups une fois dans la chambre, en lui couvrant la bouche pour étouffer ses cris. Ses souvenirs sont ensuite confus.

L’homme est immédiatement interpellé, entendu puis présenté devant le tribunal correctionnel de Thionville une première fois mi-août. Il obtient un renvoi pour préparer sa défense. Ce lundi 13 septembre, il continue de nier. « C’est faux, je ne suis pas violent, je n’ai jamais frappé », geint-il, face aux juges. « Sauf que vous étiez déjà en récidive en juin dernier », tacle la présidente d’audience. Trois mois plus tôt, le prévenu, âgé de 42 ans, a été condamné à six mois de prison, dont quatre avec sursis, assortis d’une interdiction de contact avec sa compagne. Le couple s’était finalement retrouvé.

« Il va falloir frapper fort »

À la barre, l’homme tente une tout autre version du week-end. Il dépeint une femme alcoolisée, violente, hors d’elle. « Je l’ai saisie par les poignets pour qu’elle arrête, je l’ai mordue pour qu’elle me lâche », se défend-il. « Et les marques sur ses yeux ? », interroge la présidente. « Elle est tombée toute seule dans les escaliers », répond-il. « Si vous aviez peur d’elle, pourquoi ne pas avoir déposé plainte ? », insiste la présidente. « Parce que je voulais qu’elle se soigne », sanglote-t-il. Et cela a le don d’agacer la substitut du procureur, Marie-Pierre Chateauvieux, qui lui conseille « d’arrêter de pleurnicher ». Elle reprend son casier judiciaire, rappelle que Fabrice Keiff comparait (en tout) pour la troisième fois devant un tribunal correctionnel pour des violences conjugales. « Il va falloir taper fort », annonce-t-elle.

L’avocate de la défense, elle, plaide la relaxe, dénonce une enquête bâclée, sans témoin. Mais le tribunal prononce dix-huit mois de prison, dont six mois avec sursis soumis à l’interdiction d’entrer en contact avec la victime notamment. Les juges ajoutent la révocation des quatre mois avec sursis prononcés en juin dernier. L’ex-compagnon est maintenu en détention.

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