Cola Boyy, Gaëtan Roussel, Franz Ferdinand ... la playlist du cahier de musique libé

Chaque week-end, la webradio de Tsugi accompagne la musique du cahier de musique de Libe.

La découverte: Cola Boyy

Gauche (façon de parler), Santa Barbara "Je ne sais pas, je vais comme un bateau ivre, emportant mes souvenirs". À droite, Malibu et sa Pamela Anderson courent au ralenti sur la plage. Au milieu, coincé entre ces deux "points chauds" de la série californienne de haut vol (blagues): Oxnard. Une ville moyenne qui, contrairement à ses voisins, n'a pas encore eu l'honneur de passer à la postérité télévisuelle. Mais qui, et c’est bien meilleur, peut se vanter d’avoir eu deux grands noms de la musique d’aujourd’hui: le grand producteur-rappeur Madlib et le chanteur de jazz hip-hop Anderson. Paak. Au tour suivant d'un autre enfant de la ville californienne, Matthew Urango alias Cola Boyy, 28 ans, se lance dans la voie glorieuse de ses aînés. Tout en se différenciant par son style hybride néo-disco-funk-pop légèrement kitsch, porté par une petite voix hachée aux effets les plus variés. Une propension de Daffy Duck sous hélium qui, clairement, risque énormément d'irriter. Pas nous, évidemment, qui sommes tombés sous le charme de son premier EP à la vraie vertu euphorique. Une belle trouvaille de réalisateurs parisiens. Mais sous son extérieur encore plus léger qu'une bulle de soda, Cola Boyy cache un activiste engagé dans l'organisation Todo Poder Al Pueblo, qui défend les droits des immigrés surexploités dans les champs de fraises qui font la richesse d'Oxnard. Pour une fois, tout est parti. (Patrice Bardot)

Cola Boyy Black Boogie Neon (Fabricants de disques)

La sélection

Teleman Entre la pluie

La rencontre entre le rock progressif de Supertramp et la pop dansante de Hot Chip. Plus un petit côté romantico-fluo à Elton John. Des zèbres vraiment drôles, ces Londoniens menés par les frères Sanders. Grand pouvoir mélodique.

Gaëtan Roussel, j'entends des voix

En solo, la leader de Louise Attaque révèle ses impulsions électroniques. Au point que nous pourrions changer le titre de la piste en "j'entends des battements". Malgré sa petite intro acoustique trompeuse, cette cavalcade risque de (raisonnablement) alourdir le dancefloor.

Fantôme, Longwy

La famille de Josépha Mougenot vient de l'ancienne capitale de la forge. Le chanteur-harpiste-pianiste lui propose une étrange ode lunaire et dépouillée, portée par une voix éthérée au bord de la rupture. Entre médiévale et acoustique, le sous-domaine du trip-hop. Au final, fascinant.

Franz Ferdinand, Sentez-vous l'amour (quel que soit le remix)

Assurément cousu de sons électroniques, les Écossais de Franz Ferdinand proposent de la nourriture Sentez-vous l'amour Les New-Yorkais de WhateverWhatever, qui ajoutent au tempo, lèchent leur remix de sons analogiques et étouffent l’atmosphère. Pas guillerette, juste efficace.

Whispers Beyrouth, Le champion

Après les Norvégiens et leur disco cosmique, voici les Suédois du label avec Studio Barnhus sous benzodiazépines, languissants et tordus. La preuve avec le duo Whispers Beirut et Le championcomptine électronique mélodieuse, très simple et totalement hypnotique.


LIBÉRATION

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