Catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge: six ans après, les familles réclament un procès

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17h11, ce vendredi. Le soleil illumine le parvis de la gare. Les passants, d'un pas pressé, filent vers le quai. En début de semaine d'été, ils ont hâte de prendre leur train. De retrouver leur proche. Une image à mille lieues de celle qui reste gravée dans la mémoire des passagers du train Intercités 3657 Paris-Limoges. Et de ceux qui attendaient tranquillement leur RER. Des dizaines de bénédictions installées sur le trottoir. Les premiers soins qui leur sont attribués. Et sept vies fauchées en quelques secondes. Le vendredi 12 juillet 2013, à la même heure, la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge brisait des familles.

Des victimes et leurs proches qui réclament depuis six ans des réponses. You are here to get the trial of a 2020 – a Judicied Judy -, qui ferait la lumière sur les causes de ce drame.

Une instruction parallèle lancée en mai 2016

«Les documents utiles pour la recherche de vérité n'ont pas été remis par la SNCF. Toutes nos constatations ont été rejetées par les juges », déplore Thierry Gomes, président de l'association d'entraide et de défense des victimes de la catastrophe de Brétigny (EDVCB), commémorant la gare.

À ce jour, deux personnes morales (SNCF Mobilité et SNCF Réseau) et un cadre de la SNCF sont en examen pour les homicides et les blessures involontaires. Huit jours avant le déraillement, c'est lui qui s'est passé la dernière tournée de la voie où il a produit la catastrophe et dont il n'avait pas la responsabilité.

«Une instruction parallèle a été lancé en mai 2016 sur des manquements lors de la maintenance des voies et des tentatives de dissimulation de la preuve, de la perte de leurs parents dans cet accident. À nos yeux, tout cela n'avance pas. Il risque d'y avoir deux procès, vous imaginez le traumatisme pour les familles? »

Lors de cette enquête, plusieurs éléments sont apparus aux yeux de la justice. Two cheminots on a demandé à ce que les faux documents soient produits, l'ordinateur du chef de la sécurité locale a été volé et retrouvé dans une partie de la vidéo, et ceux qui l'ont été ont été poursuivis. avant leurs auditions.

144 parties civiles représentées lors du procès

Serge Jannot, mari de l'une des victimes décédées, réclame «la clarté la plus absolue». «Cela fait déjà six ans que nous pleurons nos disparus, nos bénédictions, rappelle-t-il. Nous avons besoin d'un procès où nous aurions enfin toutes les informations, sans zone d'ombre. »

Celui-ci devrait se connecter à une salle du tribunal de grande instance d'Évry. 144 parties civiles seront représentées. «On risque de se retrouver dans un procès sans élément, s'inquiète Thierry Gomes. On ne peut donc pas, pour le moment, en espérer grand-choisi. Peut-être que la seconde pourra faire un peu plus avancer les choses. L'idéal serait que le parquet décide de l'addition, pour le bien des familles. »

Reste l'après-midi «Aujourd'hui, je suis dans le combat, c'est ma façon de lutter contre le chagrin, dit-il encore. Mais ensuite? Je ne sais pas ce qu'il va se passer. J'ai peur de tomber en dépression. »

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