CAC40 se termine légèrement à la baisse, pondérée par le commerce

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Crédit photo © Benoît Tessier / Reuters

(Boursier.com) – LA TENDANCE

Les opérateurs ont hésité tout au long de la session, mais le CAC40 a finalement clôturé dans le rouge ce jeudi, pour revenir sur 5,378 points (-0,07%). La renaissance de la forme de Wall Street, stimulée par le vol d’Apple avant sa keynote, n’a pas empêché le vendeur de gagner du terrain pour l'emporter sur le fil, dans un contexte marqué par les incertitudes concernant le Brexit et le regain de tension dans les négociations commerciales sino-américaines.

Beijing exigerait maintenant, comme condition préalable à la signature d'un accord, la suppression des droits de douane sur les produits chinois exportés aux États-Unis. En outre, le gouvernement chinois chercherait à inclure dans le texte que les éléments de l'accord soient compatibles avec les lois chinoises. En attendant la reprise des négociations au plus haut niveau la semaine prochaine, Donald Trump ne semble pas prêt pour de telles concessions et entend maintenir la pression sur la Chine par le biais des droits de douane imposés sur quelque 250 milliards de produits chinois depuis 2018.

Sur le front monétaire, la banque centrale américaine a maintenu comme prévu la nuit dernière ses taux directeurs à 2,25% à 2,2%. Il a également revu à la baisse son objectif de fonds fédéraux pour la fin de 2019, passant de 2,9% à 2,4%, ce qui signifie qu'il ne prévoit plus d'augmenter les taux cette année. , comme le prévoyaient déjà les marchés financiers compte tenu du ralentissement de la croissance mondiale … Un biais "dovish" qui a eu pour effet de faire chuter le dollar, même si les statistiques favorables publiées jeudi ont dopé le ton du billet vert.

Enfin, en ce qui concerne le Brexit, le Conseil européen s'emploie à éviter une sortie brutale du Royaume-Uni de l'Union européenne, huit jours avant la date limite fixée pour le divorce. Theresa May a officiellement demandé hier à l'UE un report du Brexit de trois mois, jusqu'au 30 juin, afin de se donner le temps de convaincre les députés de voter un accord de sortie déjà rejeté à deux reprises. La Commission estime que le report ne pourrait pas durer au-delà du 23 mai (début des élections européennes), ni aller bien au-delà. L’acceptation ou le refus de la demande de mai nécessite une décision unanime des 27.

ECO ET MONNAIES

Du côté des statistiques de l’autre côté de l’Atlantique, les inscriptions au chômage et l’indice manufacturier de la Fed de Philadelphie ont agréablement surpris. Les nouvelles inscriptions au chômage pour la semaine terminée le 16 mars se sont élevées à 221 000, contre un consensus de 225 000 et un niveau révisé de 230 000 pour la semaine précédente.

En mars 2019, l'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie s'établissait à 13,7, contre un consensus de 5,5 et un niveau précédemment négatif de 4,1. Cet indicateur reflète le retour à une forte expansion de l'activité manufacturière dans la région.

Enfin, l’indice américain des indicateurs avancés de Conference Board pour le mois de février 2019 a augmenté de 0,2% par rapport au mois précédent, à comparer avec un consensus de 0,1% et après pratiquement zéro pour le mois de janvier 2019.

Sur le front des devises, la volatilité reste élevée, l’euro tombant à 1,1340 dollar (-0,7%) après sa hausse la veille.

Du côté du pétrole, le Brent à la livraison pourrait différer de 67,87 dollars, dans un contexte de prise de bénéfices (-0,9%) après la hausse de la veille. Pour rappel, les stocks de brut aux États-Unis, dévoilés mercredi, ont diminué de 9,6 millions de barils au cours de la semaine terminée le 15 mars, hors réserve stratégique, par rapport à la semaine précédente.

VALEURS AUGMENTÉES

* Stallergenes Greer (+ 41,7% à 36,70 euros): Ares Life Sciences, principal actionnaire de Stallergenes Greer, contrôlé par la famille Bertarelli, a annoncé une offre d'acquisition d'environ 730 millions d'euros sur le laboratoire français, soit un prix de 37 euros par action en prime de près de 43% sur les derniers prix indiqués.

* Parmi les plus fortes augmentations du CAC40, Bouygues gagne 1,5% à 32,44 euros, stimulé par une note positive des analystes. Après la mise à jour de son modèle et de ses projections, MainFirst a en effet réévalué son opinion de Bouygues "neutre" pour "surperformer". Quant au prix cible, il passe de 35 à 37 euros, tout en restant en deçà de la moyenne des analystes qui suivent la valeur (38,36 euros).

* STMicroelectronics bondi de 4,4% à 14,85 euros. Le fabricant de semi-conducteurs a été informé de l'actualité du secteur, notamment par la publication trimestrielle dépassant les attentes de Micron Technology, dans un contexte de forte demande pour les composants de son centre de données. La firme américaine a également indiqué que le bas du cycle était en vue et qu'elle anticipait une accélération de la demande en fin d'année.

* Maurel et Prom (+ 3,8% à 3,82 euros), son EBITDA pour 2018 a atteint 245 millions de dollars, soit une augmentation de 30% due à la maîtrise des coûts d’exploitation et à la croissance de l’activité en Tanzanie qui a été très contributive. Le bénéfice d'exploitation était de 126 millions de dollars. La quote-part du groupe dans le résultat des sociétés mises en équivalence s’élève à 31 millions d’euros, contre 56 millions d’euros en 2017, malgré l’augmentation de la performance opérationnelle de Seplat (20,46% M & P) en 2018. Le résultat net réalisé par Seplat en 2017 était particulièrement élevé du fait de la comptabilisation d'un impôt sur le résultat différé. Après avoir pris en compte les éléments ci-dessus, le bénéfice net a fortement augmenté pour atteindre 62 millions de dollars. Le conseil d'administration a décidé de proposer à la prochaine assemblée générale annuelle, qui se tiendra le 13 juin 2019, le versement d'un dividende de 10 millions de dollars (ou environ 0,05 dollar par action) pour l'exercice 2018. .

* Somfy (+ 5,1% à 75,8 euros). Kepler Cheuvreux qui a commencé à suivre la valeur de l'achat avec un objectif fixé à 92 euros

* Gaussin a bondi de 12,5% à 0,275 euro après un important contrat de 86 véhicules AGV Performance 65 tonnes, un véhicule 100% autonome et 100% électrique sélectionné par l'opérateur portuaire de Singapour dans le cadre du projet d'expansion de Tuas, Megaport.

* bélier gains de 2,3% à 33,15 euros. L'Ebitda 2018 s'élève à 53,8 ME. Il a diminué de 7,3% (58,1 millions d'euros en 2017). La marge sur chiffre d'affaires reste toutefois élevée à 15% (16,7% en 2017). Le bénéfice d'exploitation s'élève à 33,4 ME (35,3 ME en 2017). Au total, le résultat net progresse de + 11,8% à 27,2 millions d’euros.

* Lanson-BCC gagne 2,9% à 28,4 euros. Le résultat d'exploitation pour 2018 est de 21,88 ME contre 20,39 ME, + 7,3%. Le bénéfice net s’élève à 12,69 ME, soit + 8,9%, soit une marge bénéficiaire nette de 4,6%.

Valeurs à la baisse

* Les valeurs bancaires ont pesé sur la tendance en Europe. À Paris, BNP Paribas et le société Générale perdu près de 2,5% chacun, suivis de Crédit agricole (-1,7%). Sans surprise, le secteur financier a été affecté par la perspective de ne pas relever les taux de la Fed cette année, les faibles taux d’intérêt pénalisant les banques. les marges. La banque centrale américaine, qui a réaffirmé hier soir son engagement à être "patiente", ne compte désormais que sur une hausse de taux unique d'ici 2021 et ne parle plus de la nécessité de resserrer sa politique monétaire pour éviter une accélération de l'inflation.

* GSPC a été pénalisé en bourse (-6,1% à 14,8 euros) malgré l’annonce des résultats 2018 en nette progression. Les prédictions du propriétaire des marques de mode Sandro, Maje et Claudie Pierlot sont considérées prudentes par les opérateurs alors que le groupe vise une croissance de son chiffre d'affaires entre + 9% et + 11% à taux de change constant contre une hausse de 13% l'an dernier. La société s'attend également à une marge d'EBITDA ajusté stable après une hausse d'un point en 2018, à 16,9%.

* Groupe Elior (-4,4% à 12,05 euros) ont récemment entamé des discussions exclusives avec PAI Partners concernant un éventuel désinvestissement de ses activités de concessions consolidées au sein de sa filiale Areas. Cet examen des options stratégiques est lié aux activités de restauration de concessions.

* Cellnovo s'est effondré de 53% à 0,54 euro. En cause, un problème de robustesse du système Gen3 (pompe à micro-insuline connectée) qui a entraîné un coût de service supérieur aux prévisions pour les partenaires de distribution et entrave le déploiement immédiat à grande échelle de la nouvelle solution … En conséquence , la direction a mis en garde contre les ventes et les résultats futurs. Pire encore, la société considère que de fortes incertitudes pèsent sur son financement à court et à moyen terme. Dans ce contexte, Cellnovo a chargé une société de conseil de l’aider à explorer toutes les options stratégiques et financières du groupe.

* La plus grosse baisse du CAC40, EssilorLuxottica perd 6,6% sous les 100 euros. Rien n’est meilleur entre Essilor et Luxottica, dont la fusion entre égaux réalisée en 2018 est un affrontement depuis plusieurs semaines. La tension s'est accrue mercredi soir avec la publication d'une déclaration poignante de Delfin, le fonds de Leonardo Del Vecchio, PDG et premier actionnaire du nouvel ensemble. EssilorLuxottica, leader mondial de l'optique ophtalmique et de la lunetterie. Delfin accuse la partie française de "violation manifeste des accords" et de "règles de gouvernement d'entreprise". Le fonds reconnaît que le conseil d'administration de la société, lundi, n'a abouti à aucune décision visant à résoudre le conflit entre Essilor et Leonardo Del Vecchio, fondateur de Luxottica et propriétaire de 31% du nouveau complexe.

* Sodexo perd 2,6% à 97,78 euros. Goldman Sachs a rétrogradé le groupe de restauration collective pour le vendre. en ciblant 89 euros.

© 2019, Boursier.com

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