Brief bios témoins de l'état des sols agricoles

Brief bios témoins de l'état des sols agricoles

Eh bien, ici vous avez trois minutes pour vous moquer, oui, la Chambre d'agriculture du Var vient de déterrer 210 culottes en coton blanc et bio, pour les exposer parfaitement dégueulasses, trouées, en lambeaux, bref très endommagées, ou non, sortantes les sols agricoles qui produisent de la nourriture pour les humains et les animaux. C'est l'idée, pas super-bucolique, mais super-efficace pour mesurer en fonction de l'état de dégradation de la barbotine, l'impact des traitements chimiques ou biologiques sur le sol. En résumé, plus le piège est en mauvais état, plus le sol est sain et inversement, un petit slip troué dénote un manque de vie dans le sol, voir ci-dessous.

La Chambre d'Agriculture du Calvados a réalisé cette première expérience au Salon aux champs de Lisieux fin août 2017. Et malgré l'apparence insensée de l'enterrement des feuillets suivi de l'exposition de lingerie entre paysans, c'est l'illustration très sérieuse du sujet de la mémoire d'Amélie Cardine, une étudiante de 23 ans, alors maître des sciences du végétal à Caen, sous la direction de Charlotte Gardon «qui possède la plupart de ces super idées pour mesurer la fertilité biologique des sols et qui a vécu cette expérience au Canada". Le but? "Montrer l'impact des pratiques culturales sur la vie microbiologique des sols", Résume par courrier électronique à nos services la jeune femme, conseillère en agronomie à la chambre d'agriculture du calvados: "J'ai fait mon stage chez" Farmers Sol Vivant 14 "qui rassemble des agriculteurs de tout le département qui souhaitent aller en semis direct sous abri", Une technique qui consiste à semer des céréales dans un paillis pour enrichir le sol et le protéger de l'érosion, avec de nombreux avantages pour l'environnement. "Mon objectif était de voir l’état actuel de la vie de leurs sols, en fonction des différentes pratiques agricoles, et de pouvoir les comparer à un résultat après quelques années de pratiques d’agriculture de conservation ", poursuit la jeune femme.

Rappelez aux néophytes que l'agriculture de conservation est une défense du sol "Considéré non pas comme un moyen de culture, mais comme un moyen vivant. Sa protection en améliore le fonctionnement, restaure ou augmente la fertilité», selon le site Terre.net. Eh bien, mais pourquoi un slip, pourquoi un coton, pourquoi un blanc, pourquoi un bio? Un bordereau, "Parce qu’il est plus visuel, il marque les esprits et, avec l’élastique, vous pouvez plus facilement trouve le dans la terre parce que les micro-organismes ne les mangent pas", explique le chercheur. La bio, c'est évidemment pour qu'il n'y ait pas de facteur chimique dans l'expérience "Enterre ton slip dans la terre".

Expérience d'enterrement de mémoires organiques pour juger de l'état du sol.

En haut à gauche, le bordereau de contrôle. A droite, glissement enterré dans un sol sableux, trois ans sans travail du sol. En bas à gauche, sol argileux, dix ans sans labour. En bas à droite, limon, trois ans sans labour.

Résultat, selon le type de sol, le glissement était plus ou moins dégradé: "Un sol sableux, n'est pas propice à la vie des microorganismes, reprend Amélie Cardine, le cahier est sorti sans être trop mangé.Par contre, lors d’un arrêt du labour pendant plusieurs années et d’un travail du sol peu profond, les micro-organismes ont créé leur habitat et sont très présents dans le sol; ils ont donc été ravis de manger le slip en coton". Eh bien, je vais là-bas, je vais enterrer les sous-vêtements de papa dans le potager pour voir comment ça se passe en deux mois.


Emmanuèle Peyret

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